Les Claquettes ou la couche innovation appliquée au papier peint

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(Crédits : DR)
En rendant cet objet de décoration murale, magnétique et personnalisable, la startup basée à Nice intéresse autant les marchés BtoB que BtoC. Et compte bien y ajouter une empreinte numérique.

On le pensait désuet. Pourtant il (re)fait surface. Et la couche d'innovation que lui apporte Les Claquettes contribue à en faire à nouveau un élément de décoration qui compte.

L'idée générale naît évidemment après le constat "terrain" de Virginie Lewicki et Cécile Gaillard : comment modifier la décoration d'une chambre d'enfant, vite et bien, quand on n'est ni issues du milieu de l'impression, ni de celui de la décoration.

Appétence confirmée

En le rendant magnétique et donc en rendant la pose facile tout en permettant de changer de lé à l'envi, telle est la réponse apportée par le duo de dirigeantes qui après une étape de prospection au niveau de la supply chain, confirme la faisabilité de ce qui n'est alors qu'un projet. En mars 2016, Les Claquettes est sur les rails.

Une campagne de financement via la plateforme Kickstarter l'an dernier confirme - même si l'opération n'est pas aussi concluante qu'espérée - l'appétence du marché, des commandes provenant même des Etats-Unis.

Concrètement, le concept s'appuie sur un "deux-en-un", une base noire à coller sur le mur et sur laquelle on appose ensuite le lé de son choix.

Repérée par le directeur de l'Allianz Riviera, Sylvain Theveniaud, la jeune pousse concrétise son idée, permettant aux startups du batch en cours de repartir avec un bout de mur. "Cela a été notre premier client BtoB", se rappelle Virginie Lewicki.

Le BtoB aussi

Car si elle vise initialement le BtoC, la startup niçoise comprend rapidement que le marché BtoB n'est pas à ignorer. Ainsi en janvier 2018, elle crée une gamme dédiée, baptisée Creative Walls, qui adresse les professionnels. L'idée est de viser les bureaux, les espaces de coworking, les architectes d'intérieur, dans un contexte qui fait la part belle aux espaces de travail et au bien-être en entreprise. "Nous souhaitons apporter une solution", note la dirigeante azuréenne.

Dessinés par Cécile Gaillard, graphiste de formation, les papiers peints des Claquettes sont imprimés en ayant recours à une encre sans solvant, c'est-à-dire "sans odeur et sans émission" polluante, à base d'eau et de pigment. Pour ce qui est de la stratégie, la startup poursuit sa conquête commerciale sur ce segment, l'objectif étant de permettre "la personnalisation de l'intérieur des entreprises. Nous pouvons même intégrer les logos ou la baseline", indique Virginie Lewicki.

Une couche de numérique

Innovante dans l'approche, l'idée des Claquettes devrait rajouter une couche de numérique. "Nous sommes en phase de réflexion afin de créer une plateforme qui permettrait au client de créer son propre mural, de visualiser sa création", explique Virginie Lewicki. L'équipe travaille actuellement à une deuxième collection qui sera lancée prochainement. Mais la startup ne cache pas être en recherche de "partenaires adéquats". Développée uniquement sur fonds propres jusqu'à présent, l'entreprise pourrait se rapprocher du Réseau Entreprendre. Les Claquettes a pour objectif d'atteindre un chiffre d'affaires de 350 000 euros à 3 ans.

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