Comment Corialotech adresse la cosmétique… mais pas que

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(Crédits : DR)
De ses liens étroits avec le Centre Scientifique de Monaco, la jeune pousse installée au sein de l'incubateur MonacoTech à Monaco a développé une technologie qui intéresse les coraux et leur sauvegarde. Mais avec des applicatifs en santé extrêmement innovants.

C'est de sa collaboration au long court avec le Centre Scientifique de Monaco que Corialotech doit sa naissance. Initialement, il était question de lever les verrous technologiques concernant les protéines coraliennes. Mais si la R&D - une étude sur les gènes coraliens qui a conduit à l'extrait d'ADN permettant ainsi leur reproduction sans toucher à l'espèce en milieu naturel (ce qui joue évidemment un rôle dans sa protection) - a été concluante sur l'objectif initial, c'est surtout la découverte de propriétés pouvant s'appliquer en matière de santé qui ouvre à la jeune pousse fondée par Rachid Benchaouir, spécialiste en biotechnologie, tout un champ d'applications préalablement non identifié.

Contrer les UV

En effet, les propriétés découvertes permettent de protéger l'humain contre les attaques de cellules. Ce qui trouve des applicatifs en matière cosmétique notamment. Une découverte qui ne laisse pas les géants du secteur indifférents.  Ainsi L'Oréal et Lancaster se sont déjà positionnés, d'autant que la startup monégasque s'installe sur une niche, très regardée. "Notre technologie, qui a abouti au dépôt d'un brevet, protège les systèmes coraliens. Appliquée en cosmétique, elle permet de lutter contre les attaques des UV" détaille Rachid Benchaouir.

C'est le Centre Scientifique de Monaco - depuis entré au capital de la société - qui fournit les séquences de gènes, Corialotech évaluant les propriétés innovantes.

Outre la filière cosmétique, ce qui relève de la pharma, de l'anti-cancéreux et de l'anti-viral est tout autant concerné. Corialotech est d'ailleurs en phase de démarchage des clients potentiels. "Dès que les propriétés innovantes sont identifiées, nous déposons un brevet", explique Rachid Benchaouir. Le ROI se fait par la vente directe du produit et par l'octroi d'une licence commerciale. "A partir d'une séquence ADN nous pouvoir faire des mutagènes, c'est-à-dire des sous types de produits qui peuvent être développés pour optimiser la fonction innovante".

 Etape d'industrialisation

Bien sûr, des collaborations avec d'autres centres de recherche à travers le monde sont souhaitées. Si pour l'heure, l'ensemble de la R&D a été réalisé au sein du CSM, celui-ci ne dispose pas de locaux pour une échelle pré-industrielle. Dans le pipe des projets, figure donc celui de "trouver des locaux capables de produite aux échelles pré-industrielles et d'alimenter les clients".

MonacoTech constitue pour ce scientifique une excellente école pour "ceux qui ne sont pas habitués à l'entreprenariat, ni à créer une entreprise. Cela m'a permis d'appréhender tout ce qui relève du commercial et du management". D'ici 3 ans, le chiffre d'affaires envisagé devrait atteindre 1,5 M€, généré par des prestations de service et par l'octroi de licences exclusives. Et pour accompagner sa croissance, la startup devrait rapidement constituer une équipe de 5 personnes réunissant ingénieurs et qualiticiens notamment. "C'est le minimum requis pour se développement sereinement", estime Rachid Benchaouir.

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