Comment Walkoo veut inciter à la marche

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(Crédits : DR)
L’application, développée par la startup basée à Marseille, veut rompre avec la sédentarité en incitant les utilisateurs à marcher pour découvrir une ville tout en obtenant une gratification.

Walkoo est le fruit d'une rencontre entre deux univers sans lien apparent. D'un côté, l'activité physique que Jean-Jacques Temprado enseigne à Aix-Marseille Université (AMU). De l'autre, la culture, milieu que côtoie Sabrina Grassi depuis des années.
Dans son travail, Jean-Jacques Temprado cherchait "à motiver les individus à se déplacer à pieds sans développer une application de running ou de coaching, déjà nombreuses". L'idée naît alors de sa rencontre avec Sabrina Grassi : faire découvrir des lieux insolites aux utilisateurs pour les inciter à marcher. Le duo décide de créer Walkoo en avril 2017, Sabrina Grassi en tant que directrice générale et Jean-Jacques Temprado comme directeur commercial.

Carte interactive

L'application prend alors la forme d'une carte interactive, à l'image d'un Google Maps. Elément supplémentaire : la carte est gorgée de pastilles indiquant des coins à explorer. Elles signalisent des monuments historiques, des lieux de restauration traditionnels, des galeries d'art mais aussi des évènements comme des actions responsables. "C'est un concept qui est à la portée de tous et vise à faire découvrir la ville autrement" explique Jean-Jacques Temprado.
Les lieux sont triés par la société parmi les propositions de nombreux contributeurs : mairies, offices de tourisme, influenceurs, exposants... Chaque endroit est détaillé par un texte, une image ou une vidéo issu du contributeur, l'application ne souhaitant "s'approprier aucun contenu".
L'utilisateur peut alors suivre un parcours prédéfini par l'application, préparer son propre chemin ou marcher "à la dérive" en découvrant des lieux au fil de l'eau.

Mission d'attractivité publique

Grâce à cette découverte, Walkoo "adopte un positionnement culturel" affirme le directeur commercial. "Nous nous intégrons dans une économie sociale et solidaire en revalorisant le patrimoine". L'entreprise s'oriente alors plus en tant qu'une "Scic plutôt qu'une SAS. Nous ne nous interdisons pas de récupérer des subventions car notre travail est une mission d'attractivité publique".

Et si l'aspect culturel ne suffit pas à motiver les urbains à marcher, Walkoo a la solution. "Walkoo encourage les gens à marcher mais les récompense aussi de leurs efforts". En effet, l'application est dotée du Walkoomètre, un appreil de mesure qui "n'est pas un podomètre conventionnel comptant seulement le nombre de pas". Développé par AMU, il mesure l'énergie dépensée en fonction des caractéristiques physiques de la personne. Cette énergie est ensuite convertie en points que le marcheur peut dépenser pour obtenir des offres. Elles peuvent être utilisées auprès de partenaires locaux qui mettent en valeur le patrimoine alentour.

Objectif international

Si l'application n'est qu'en phase de beta et n'est disponible que sur Google Play pour le moment, Jean-Jacques Temprado et Sabrina Grassi sont confiants sur le succès de l'application. "Le CES nous a permis de voir que les gens se projettent assez facilement dans l'utilisation de l'application". La version finale est prévue pour l'automne avec une sortie sur l'App Store. Objectif : 10 000 utilisateurs réguliers après 18 mois.
Le nombre de villes pouvant être visitées grâce à Walkoo progressera aussi. Pour l'heure, Marseille, Aix-en-Provence et Paris sont les principales villes disponibles mais l'application compte bien s'étendre à d'autres grandes villes de France aussi bien qu'à l'international.

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