Dooloo, la startup parisienne qui collabore avec le CIUS de Nice

 |   |  447  mots
(Crédits : Creative Common)
Originaire de Paris, la startup est pourtant venue chercher sur la Côte d'Azur et au Centre d'Innovation et d'Usages en Santé, basé à Nice, des compétences pour effectuer une étude d'évaluation de sa plateforme web. Et la collaboration n'est pas finie.

Dooloo est un nom qui dit bien ce qu'il adresse : la douleur. Mais plus précisément c'est la douleur chronique qui fonde l'intérêt de la startup créée en 2015 par Laurence Sergheraert, diplômée en pharmacie et d'une école de commerce, une double formation "qui me permet d'avoir une bonne appréhension de mon secteur", affirme celle qui créait déjà sa première entreprise en 2003. Après un premier parcours dans l'industrie pharmaceutique, Laurence Sergheraert bifurque donc vers l'activité de conseil. C'est parce qu'elle s'interroge sur le système de santé et l'avènement en parallèle de la maladie chronique qu'elle s'engage dans une formation de coach, "pour comprendre comment fonctionne le patient".

Coordination intelligente

Aujourd'hui, c'est vers la douleur chronique que se centralise son intérêt, une maladie mal connue, dont souffrent 9 millions de patients, à replacer dans le contexte de 250 structures existantes, en charge de la douleur. Dooloo, dont le nom fait clairement référence au mot douleur tout en l'adoucissant, naît, "pensé patient avec la coordination du médecin", précise Laurence Sergheraert.

Dooloo est donc une plateforme web "sur laquelle le patient a accès à des programmes thérapeutiques", où il pourra aussi s'auto-évaluer à fréquence régulière, avoir accès à une communauté d'autres patients, gérer un carnet de santé pour dire ce qui va bien ou pas. "L'idée est d'accompagner le patient tout au long de son parcours de soin, le soutenir au quotidien avec le médecin, qui peut réévaluer son traitement", explique Laurence Sergheraert. L'objectif est de permettre à ce même patient de s'autonomiser. Car "on ne guérit pas de la maladie, on vit avec", appuie la dirigeante parisienne. "Le médecin dispose également de son propre espace sur la plateforme, où il a accès à l'ensemble du profil du patient, ce qui permet une guidance personnalisée".

Pour l'heure Dooloo travaille sur 3 maladies en expérimentation, l'insuffisance cardiaque, le diabète et les maladies cardio-vasculaires.

Co-construction

Mais pour Laurence Sergheraert, dans ce domaine, il est essentiel de "co-construire". Alors un consortium, constitué de différents acteurs s'est constitué afin de permettre un financement des essais cliniques et de pouvoir ensuite se tourner vers l'Agence régionale de santé (ARS) en Provence Alpes Côte d'Azur et en Ile-de-France. L'appel au Centre d'innovation et d'usage en santé de Nice ? "Je souhaite une démarche rigoureuse, des protocoles rigoureux". Ainsi, une étude d'évaluation a déjà été menée . Les essais cliniques, eux, sont prévus pour démarrer en septembre. Et avec le CIUS, d'autres phases d'accompagnement sont d'ores et déjà prévues.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :