LIMP ou l'autre façon d'utiliser les réseaux sociaux

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(Crédits : DR)
Poster une photo sur Twitter, Facebook ou Instagram, taguer des marques – de vêtements ou de décoration… – et favoriser l'achat des produits ainsi mis en valeur tout en générant de la rémunaration, telle est la promesse de la startup installée au sein du Village by CA à Sophia-Antipolis.

Au début de l'aventure, Alexis Longobardo et Laura Panchetti souhaitaient créer un nouveau réseau social. Mais c'est finalement une application qui a vu le jour, avec un concept particulier, celui de permettre la rémunération des photos postées sur les différents réseaux sociaux.

Double effet

"L'idée est simple, il suffit de prendre des photos directement ou déjà disponibles dans la bibliothèque, d'identifier les produits représentés - que l'on peut rechercher via l'écran d'identification - et de les partager sur les différents réseaux sociaux ou par message", explique Alexis Longobardo. Une façon de surfer sur les usages des réseaux sociaux, les marques n'hésitant pas à promouvoir par une pastille blanche sur Instagram par exemple, certains produits.

Mais pour la startup, ceci n'est que le premier étage de la fusée. Ou la partie émergée de l'iceberg. Car le business-modèle va plus loin, permettant de générer une rémunération grâce à cette mise en avant des produits.

En effet, si les followers effectuent un achat à partir de la publication postée, ces derniers sont immédiatement redirigés vers le site e-commerce où l'article est vendu. La personne qui a posté perçoit alors une rémunération qui oscille entre 5 à 12 % et le follower qui effectue l'achat est lui aussi rétribué sous forme de cashback, via une monnaie virtuelle créée tout exprès. Dès 25 Limp (du nom de la startup) atteints, la valeur est alors convertie en euros. Limp se rémunère également via une commission prélevée sur chaque vente.

Levée pour développer plus vite

Née tout début 2016, Limp a déjà convaincu Amazon, CDiscount, Rue du Commerce, la Redoute ou Pull&Bear. Pour l'heure disponible uniquement sur iOS, l'application devrait avoir également sa version Androïd.

"Nous peaufinons également une version web pour les personnes ne souhaitant pas acheter via les réseaux sociaux", précise Laura Panchetti, la directrice générale de la jeune entreprise. Une version qui devrait être opérationnelle début 2019.

Développée sur fonds propres depuis son origine, Limp entame un tour de table - qui devrait réunir 500 000 euros et être finalisé pour la fin de l'année - l'objectif prioritaire étant les marchés français et européens avant de partir à la conquête des Etats-Unis.

Sélectionnée pour être accompagnée au sein du Village by CA à Sophia-Antipolis, Limp reconnaît "ressentir le besoin d'être accompagné. Nous nous sommes rendus compte que rester repliés sur nous-même ne nous ferait pas avancer", avance Alexis Longobardo. Désormais Limp sait que sa feuille de route comprend un travail de collaboration à mener avec les influenceurs. Des recrutements sont d'ores et déjà prévus pour fin 2018, notamment des profils de développeurs et un community manager. Le chiffre d'affaires, lui, devrait atteindre pour l'exercice 2019, 450 000 euros.

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