Play Outside pivote mais conserve le principe de la carotte

 |   |  485  mots
(Crédits : DR)
La startup basée à Sophia-Antipolis a créé une application qui via des "missions du quotidien" vise à limiter le temps passé par les enfants sur les jeux vidéos. Ou comment ranger sa chambre peut (presque) devenir ludique.

La cible, c'est clairement les parents. Qui exaspérés, agacés ou inquiets par leurs têtes blondes volontiers collées sur l'écran de leurs jeux vidéo, devraient voir dans l'application développée par la jeune pousse, une façon de "contrôler" le temps passé en incluant des "missions du quotidien" telles que faire la vaisselle, descendre les poubelles ou ranger sa chambre. En gros, joindre l'agréable à l'utile. Et contenter à la fois les enfants et leurs parents.

Pivot

Pourtant, il y a quelques mois, Play Outside, ce n'était pas cela tout à fait cela. Après un an de réflexion, la startup optait pour une application qui incitait les jeunes enfants à réaliser des défis tels que balade, visite dans les musées, ou réponse à des quizz afin de gagner des points, échangeables ensuite contre des récompenses ou des vies dans leur jeu vidéo préféré.

C'est le sondage fait auprès des parents qui a poussé Play Outside à pivoter. "Les défis apparaissaient comme trop complexes alors que les parents ont plutôt besoin que les enfants effectuent des tâches simples, de tous les jours", explique Loïc Lavillat, l'un des co-fondateurs.

Play Outside se présente donc comme un outil d'aide à la non sur consommation d'écrans vidéo. D'autant que les applications de blocage existantes ne sont utilisées par les parents qu'à 18 %, rappelle le jeune dirigaeant.

Concrètement, le parent crée des missions, lance le chronomètre qui détermine le temps durant lequel l'enfant peut jouer. Lorsque le temps imparti est fini, une notification via une vibration est envoyée à la fois au parent et à l'enfant, lequel s'acquitte des tâches du quotidien. "Ce système fonctionne sur la confiance", reconnaît Loïc Lavillat. Un bon test, à tous points de vue...

Disponible sur Androïd depuis ce 12 septembre - Androïd représentant 70 % du marché - Play Outside s'attache désormais à se faire connaître auprès de sa cible principale, les parents. D'où cette opération de marketing local lancé auprès des associations de jeunesse, des MJC et des services jeunesse des communes. Sachant que la tranche d'âge des enfants concernés se situe entre 10 à 12 ans, voire 7-14 ans.

"Notre but est désormais d'avoir un premier groupe afin de tester l'application et de recruter les premiers utilisateurs", souligne Loïc Lavillat.

Côté business-modèle, pour l'heure la startup s'appuie sur le principe du freemium. "Les parents peuvent visiter la boutique de l'application - où figure la wishlist de leur enfant - et acheter des jeux", explique Loïc Lavillat qui estime être capable, ainsi, d'atteindre la rentabilité, prélevant sur l'achat une commission de 20 %. L'objectif à court terme est d'atteindre 500 familles utilisatrices de l'application d'ici le mois de décembre.

Un premier test pas du tout virtuel et bien réel.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :