French Tech Côte d'Azur : du mode startup au mode scale up

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(Crédits : DR)
Alors que le gouvernement a dressé les premières orientations de la nouvelle feuille de route, en Côte d'Azur on a décidé que le marketing territorial c'est bien mais que l'opérationnel c'est mieux. Ou comme appliquer ce qui vaut pour toute jeune pousse, au colibri azuréen.

Quid de la French Tech ? La question s'est, un temps, posée. Après le formidable engouement de ce qui a été l'un des meilleurs outils de marketing du Made in France, comment faire perdurer le mouvement ? Le gouvernement a déjà donné les grandes orientations, où il question de faire des startups prometteuses des licornes véritables locomotives économiques.

Pas de blabla et pas qu'un logo

En Côte d'Azur, on est assez d'accord avec le constat. Depuis la naissance du mouvement, les startups se sont multipliées, les outils d'accompagnement - accélérateurs, incubateurs, pépinières... - ont tout autant fleuri. Oui, mais comment aider les jeunes pousses à trouver le bon engrais pour grandir, grandir, grandir ?

C'est cela qui a poussé le comité stratégique de la French Tech Côte d'Azur a décider d'appliquer au mouvement ce qui est conseillé à chaque jeune entreprise : passer du marketing territorial à l'opérationnel. Pas de blabla mais du livrable. Et donc des résultats.

Pour ça, il faut une feuille de route précise et cadrée. Ebauchée par le comité stratégique, elle tend à "professionnaliser" l'accompagnement avec comme objectif, la propulsion à l'international, le Saint Graal de nombreuses startups. "Aujourd'hui on tend à valoriser davantage l'idée que le modèle", souligne Jessica Pellegrini, membre de l'équipe opérationnelle de la French Tech Côte d'Azur. "Il faut créer une architecture de marque. La French Tech ne doit pas être qu'un logo".

Renforcer l'attractivité

La volonté c'est donc de favoriser la vraie et saine relation entre les jeunes entreprises et les PME - qui ne doivent pas juste servir de caution d'innovation -

et les grands groupes, ces derniers étant "structurants pour les startups en hyper croissance". Et cela en organisant des rencontres entre les seconds qui seraient en recherche d'innovation et les premiers, en recherche de premiers clients ou d'accès au marché. Sur le même sujet, la French Tech Côte d'Azur veut mieux communiquer sur les dispositifs existants tels que le Pass French Tech, le Tech Champion ou la bourse French Tech, autant d'outils qui aident à la propulsion internationale justement mais qui ne sont pas toujours bien connus ou utilisés.

Epine dans le pied qui ne doit pas devenir talon d'Achille, l'absence d'investisseurs étrangers en Côte d'Azur demeure un axe de progression essentiel que le mouvement azuréen veut corriger par des opérations d'attractivité et auxquels tiennent les deux présidents, Eric Leandri le PDG de Qwant et Cédric Messina, le PDG de MyCoach.

Labellisée Edtech, CleanTech et Security, FTCA espère aussi ouvrir le champs des thématiques.

Bien sûr à tout cela il faut ajouter l'acculturation des jeunes à l'entreprenariat, ce qui ne doit plus être une option mais une nécessaire action de terrain et voilà comment on obtient les ingrédients d'une formule que la French Tech Côte d'Azur espère magique et surtout... efficace.

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