Comment Foamous poursuit son évangélisation du marché de la parfumerie

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(Crédits : DR)
En créant une mousse parfumée aux propriétés hydratantes, sans paraben et vegan, la startup basée à Sophia-Antipolis secoue un marché devenu gourmand en innovation. Et quitte à innover, autant le faire même via les canaux de distribution.

Le secteur de la parfumerie n'est pas insensible à l'innovation. Au point de voir les codes - tous ou presque - être revus et corrigés. Créatrice d'une mousse de parfum aux propriétés hydratantes, rémanentes, sans paraben, vegan, Foamous s'est justement installée sur un créneau qui correspond aux nouvelles méthodes de consommation, que la jeune entreprise a bien vite analysées.

Positionnée sur un environnement de marque axé sixties, Foamous, accompagnée par Le Village by CA à Sophia-Antipolis où elle est installée depuis quelques mois, a, en à peine 3 ans, réussi à poser ses premiers jalons dans un secteur - la parfumerie - évidemment très concurrentiel et où l'innovation est loin de laisser les acteurs du secteur indifférents. C'est comme cela que Sephora, pour qui une gamme mini-travel a été produite l'a repérée. C'est aussi le cas de Chupa Chupps - qui lui a concédé une licence de marque pour l'élaboration de fragrances en co-branding, actuellement au stade de la production.

L'apport du drive to store

Mais c'est sur son entrée au sein de "...le drugstore parisien", nouveau concept développé par le groupe Casino en partenariat avec L'Oréal que la jeune pousse mise beaucoup. Car qui dit nouveau concept dit aussi nouvelle façon de communiquer autour de la marque. C'est donc dans la boutique parisienne que sera testée la roue digitale, roue qu'il suffit de faire tourner non pas manuellement, mais grâce à son smartphone, et qui permettra de remporter des cadeaux. La technologie a d'ailleurs été développée par une autre startup installée au Village by CA, Cloud Connecte. Mais surtout, le drive to store a un double avantage, celui de "nous permettre de récupérer de la data", explique Stéphane Varak, co-fondateur de la marque "mais aussi d'augmenter le trafic".

La présence en magasin, avec des displays, c'est bien le but de Foamous, qui est actuellement en discussion avec un grand distributeur. Cependant la vente en avion est aussi un autre canal pris par la marque qui sera disponible dès janvier sur les lignes de Transavia (et sur toutes les lignes), et dès le printemps sur French Bee, Corsair, Air Caraïbes et Aigle Azur.

Capacités exportatrices

Parce que le marché qu'adresse Foamous n'est évidemment pas que domestique, l'international est l'autre vecteur de développement attentivement travaillé. Foamous est également en discussion actuellement avec un distributeur qui couvre 17 pays d'Europe centrale et de l'est. L'Amérique latine est une autre destination pour laquelle l'entreprise est sollicitée. La mousse parfumée azuréenne sera distribuée dès le mois de décembre aux Philippines.

Attendue, la participation au prochain Cosmoprof, à Bologne, où Foamous investira le nouvel espace dédié aux emerging brands. Et sera sans doute un test grandeur nature, comprendre d'envergure mondiale.

"Nous sentons bien que les géants du secteur s'intéressent aussi à l'innovation", ajoute Christine Varak, co-fondatrice de l'entreprise. Mais, "nous ne sommes pas parfumeurs", tient à répéter Stéphane Varak. "Notre proposons une façon de se parfumer, différente". Subtile nuance qui fait néanmoins la différence. Foamous prévoit un chiffre d'affaires de l'ordre de 300 000 euros pour l'exercice en cours.

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