3 questions à Rémy Rioux, directeur général de l'Agence française de développement

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Rémy Rioux, Directeur général de l'Agence française de développement.
Rémy Rioux, Directeur général de l'Agence française de développement. (Crédits : AFD)
Alors que le manque de ressources financières constitue l'un des problèmes majeurs rencontré par les startups africaines, l'Agence française de développement (AFD) lance la plateforme Digital Africa. Sa mission : accompagner les entrepreneurs du continent dans leurs projets.

LA TRIBUNE -  Pour aider les startups africaines à passer à l'échelle, l'AFD lance la plateforme Digital Africa. En quoi consiste-t-elle ?

RÉMY RIOUX - Pour passer à l'échelle, les acteurs du numérique ont besoin d'être intégrés dans des écosystèmes porteurs. D'où le lancement de Digital Africa. Portée par des acteurs associatifs africains et français, cette plateforme va permettre de réunir tous les acteurs publics comme privés, de connecter les entrepreneurs africains avec les écosystèmes d'innovation locaux et internationaux, de fédérer les communautés de savoirs et les initiatives, et de mettre à disposition des ressources et des opportunités d'affaires. Concrètement, ce sont déjà 135 plateformes d'innovation et d'incubateurs sur 35 pays, des réseaux d'entrepreneurs de 42 pays et de nombreux acteurs qui vont continuer de rejoindre Digital Africa.

Le financement est souvent un problème majeur pour ces startups. Que leur proposez-vous ?

À partir de 2019, nous allons déployer une facilité de financement de 65 millions d'euros pour du financement d'amorçage, de l'accompagnement, de l'investissement en equity et de l'assistance technique, via l'AFD et sa filiale Proparco, consacrée au secteur privé. L'objectif est d'apporter des réponses sur tout le continuum des besoins de financement de l'innovation numérique. En phase de préamorçage et d'amorçage, des subventions ou des subventions remboursables doivent être mobilisées pour aider les entrepreneurs à franchir la « vallée de la mort », avec également de l'appui aux incubateurs et accélérateurs. En phase de croissance, il s'agit de capital-risque, de garanties ou d'assistance technique.

Dans le cadre d'Emerging Valley début novembre, vous organisiez à Marseille le Social and Inclusive Business Camp. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

Le Social & Inclusive Business Camp (SIBC) est un programme d'accélération dans lequel nous accompagnons des entrepreneurs africains dans leur passage à l'échelle sur des innovations sociétales. À distance tout d'abord, à travers une plateforme digitale, puis au cours d'une semaine à Marseille dans notre campus, où nous ouvrons notre réseau d'experts et d'investisseurs et facilitons les échanges entre pairs, afin de permettre à des projets très prometteurs de décoller. Cela s'inscrit dans le cadre de notre stratégie sur le social & inclusive business pour 1 milliard d'euros d'investissement sur les cinq prochaines années. Le SIBC est dans sa deuxième année. C'est une communauté de plus de 150 entrepreneurs et de 40 mentors présents dans toute l'Afrique.

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