Pourquoi Busit et Jaguards rapprochent leurs offres

 |   |  469  mots
(Crédits : : Schneider Electric)
Les deux entreprises, l'une basée à Nice et l'autre à Sophia-Antipolis, rapprochent leur offre individuelle en une offre commune. Le but, notamment, est d'adresser un marché plus large avec une solution de bout en bout. A commencer par la maintenance industrielle, mais pas que.

Surtout ne pas y voir un rapprochement des entités, ni une future fusion/absorption mais bien la mise en commun de deux savoir-faire. Le partenariat conclu entre Busit et Jaguards c'est tout simplement l'union de deux compétences qui s'additionnent et ne "se chevauchent pas", précise d'ailleurs Pascal Flamand, le président de Jaguards.

Installée à Nice, Busit édite des solutions qui permettent de piloter équipements et services d'un point de vue de l'efficacité et de la maîtrise énergétique. L'entreprise, dirigée par Wassel Guerbaa a notamment été choisie par Telekom Serbija pour sa plateforme IOT, faisant ainsi faire ses premiers pas à l'international à la startup azuréenne.

De son côté, Jaguards, qui est implantée à Sophia-Antipolis, est un logiciel de main courante et de gestion de crise, utile dès qu'il s'agit de partager les informations entre multiples services concernés et de tracer de manière infalsifiable les différentes interventions, incidents, appels téléphoniques ou radio par exemple, les moyens engagés..., le tout étant répertorié sur un système d'information géographique.

Verticale complète

De fait, "l'un dispose de la gestion des données quand l'autre prend en charge la gestion humaine", explique Wassel Guerbaa. Voilà qui fait donc "sens", dit Pascal Flamand. "Nos socles technologiques sont communs, nous utilisons les mêmes briques. Nous proposons ainsi au client une solution de bout en bout et quasiment intégrée, l'interopérabilité entre les deux solutions étant très facile à mettre en place".

L'offre ainsi couplée couvre l'ensemble de la chaîne de valeur, du capteur jusqu'à la résolution humine et la remise en activité.

"Nous nous appuyons sur des valeurs qui sont de travailler avec un objectif d'efficience opérationnelle", indique Wassel Guerbaa.

Maintenance industrielle

Si pour l'heure, l'offre ainsi présentée adresse principalement le segment de la maintenance industrielle, c'est précisément parce qu'elle vient apporter une réponse unique et complète, là où l'industriel doit jongler avec différentes interlocuteurs aussi bien pour les capteurs que les contrats de maintenance. "Il n'existe aucun outil qui agrège l'ensemble", défend Pascal Flamand. Ce qui peut vite devenir un casse-tête inextricable, là où Busit et Jaguards réunis "parlent" d'une seule voix.

"Dans le contexte de l'industrie 4.0, nous apportons une vraie valeur", poursuit Pascal Flamand.

C'est aussi surtout, pour les deux entreprises, un marché beaucoup plus vaste qui s'ouvre à elles, "3 à 4 fois plus large que celui que l'on adresse individuellement".

Si les deux entreprises visent la maintenance industrielle, elles regardent aussi du côté de la smart city et du smart building.

Busit, qui réalise un chiffre d'affaires de 500 000 euros, prévoit rapidement un effectif de 20 salariés tandis que Jaguards emploie 7 salariés pour un chiffre d'affaires de 500 000 euros.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :