Comment Sensineo révolutionne la maîtrise de la chaîne du froid

 |   |  498  mots
(Crédits : iStock)
Basée à Nice, la startup développe Sam, une solution capable de tracker tout objet et de dire instantanément si rupture de la chaîne du froid il y a. Une solution qui vise le secteur pharmaceutique notamment. Mais pas que.

Patrick Ripoll le dit de manière totalement décomplexée : son entreprise est née dans un garage. En réalité, tout d'abord dans son esprit. Docteur en intelligence artificielle, il décide de créer une startup, mais pas sur n'importe quelle base, en utilisant une technologie en émergence et permettant de s'affranchir de la carte SIM. Ce sera l'IoT. Dans l'aventure, ce diplômé en fonctionnement stratégique, embarque son directeur de thèse, Eric Benoît, docteur en physique et intelligence artificielle.

La lumière comme énergie

Durant plusieurs mois, Patrick Ripoll va tester des composants jusqu'à créer une solution qui prend la forme d'un boîtier intégrant des sondes. Un boîtier qui géolocalise l'objet sur lequel il est apposé et qui envoie en temps réel les données, sans autre source de charge que la lumière environnante quelle qu'elle soit et cela grâce à des circuits imprimés capables de transformer n'importe quelle lumière en énergie. "GPS et LORA de Sigfox, existent pour constater. Nous existons pour traquer la rupture de la chaîne du froid", précise Jean-Philippe Chouika, en charge de la stratégie commerciale.

Car c'est précisément ce marché que vise la startup basée à Nice, la rupture de la chaîne du froid entraînant par exemple la perte de 30 % des vaccins produits chaque année alors que 30 % des colis réfrigérés dans le monde sont déclarés comme ne pouvant être utilisés, y compris concernant l'industrie alimentaire. "Une chaîne du froid qui n'est pas respectée entraîne des problèmes sanitaires, de normes et financiers", poursuit Jean-Philippe Chouika.

Concrètement, Sam est capable de prévenir d'un incident étant en train de se produire, incident répercuté sur une plateforme ou par exemple directement auprès du chauffeur transportant la marchandise.

Si elle vise principalement les domaines de l'alimentation et la pharmaceutique, Sensineo ne s'interdit pas de tester d'autres marchés. Notamment le maritime, qui n'a pas hésité déjà à faire les yeux doux à la jeune pousse.

L'international, vite

Présente au CES Las Vegas, Sensineo enregistre au total quelques milliers de commandes. Et l'internationalisation est clairement un axe de développement puisque en février prochain, la jeune pousse deviendra américaine. La startup ouvre en effet une business unit à Los Angeles, afin de mieux adresser le marché américain. Un modèle de BU programmé qui prévoit également la création d'une troisième unité, en Asie - pas avant six mois - après les Etats-Unis et la France.

Désireuse d'aller vite, Sensineo, qui emploie 6 personnes et qui est accompagnée par l'incubateur Datacorp, basé à Sophia-Antipolis, prépare une levée de fonds d'un montant de 26 M€. La solution est déjà en test dans un grand laboratoire français. "Le champ d'application des produits est immense", s'émerveille presque Patrick Ripoll. Autant de champs des possibles...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :