Archibald, ce jardinier "numérique" qui vous veut du bien

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(Crédits : DR)
Imaginé par Connected Garden, basée à Aix-en-Provence, ce coach à la main verte aide le particulier à entretenir son jardin grâce à un "super capteur" et une application en réalité augmentée. Mais pour pousser plus vite, une levée de fonds est en cours de préparation.

Faire de sa passion, un métier, est souvent un idéal. Pour Olivier Ayasse, il a d'abord fallu une première vie professionnelle - en tant que directeur de la production et de l'exploitation d'un business unit IoT chez Orange - avant de faire de sa passion pour l'architecture et le jardin, une activité professionnelle.

Et quitte à vivre de sa passion autant y ajouter une couche d'innovation. Logiquement, ce sera de l'IoT. "C'est une idée que j'ai eue il y a six ans", dit ce dirigeant qui se lance, poussé par un programme d'essaimage de l'opérateur, en 2014.

Installée au sein de la pépinière CleanTech du technopôle de l'Arbois, à Aix-en-Provence, Olivier Ayasse y développe donc son concept, s'appuyant sur deux constatations : la difficulté pour le particulier à entretenir correctement ses espaces verts - "il faut une somme de connaissances" - et la propension des ménages à dépenser de l'argent pour entretenir jardins et balcon, pas moins de 200 milliards de dollars au niveau mondial et un panier moyen de 503 $ en 2017 si l'on considère le comportement des Etats-Unis.

Des données qui démontrent d'un intérêt croissant qui font dire à Olivier Ayasse que le potentiel sur le marché hexagonal n'est pas moins prometteur.

Réalité augmentée et tutos

Concrètement Archibald ne travaille pas tout seul. C'est d'abord un super capteur qui s'installe dans le jardin ou sur le balcon. Super capteur capable d'indiquer, en 24 heures, quelles sont les plantes les plus adaptées pour être plantées à cet endroit précis. Car le super capteur analyse la luminosité et le climat mais aussi la terre, "sa texture et sa structure", explique Olivier Ayasse, cela grâce à un partenariat qui lie la startup avec l'INRA d'Avignon.

Les plantes plantées, Archibald prend donc le relais pour assurer l'entretien, partie ô combien délicate. Et c'est grâce à une application en réalité augmentée qu'il rend ce geste compliqué en un clic tout simple. Il suffit en effet de scanner son jardin via le smartphone et Archibald, en jardinier intelligent, indique par des pastilles de couleur différente, les besoins de soin des plantes. Un clic sur chaque pastille renvoie à des tutoriels vidéos.

Promesse mondiale

Si la commercialisation est annoncée pour la fin de l'année, Connected Garden - qui emploie 3 personnes - est pour l'heure en phase de levée de fonds pour un montant de 500 000 euros à 1 M€, tour de table qui devrait être finalisé au printemps. Au CES Las Vegas, Archibald s'est fait remarqué en ramenant dans ses bagages un Climate Change Innovator Award. Et la distinction est significative puisqu'elle n'a été accordée qu'à 7 startups présentes au Nevada, celles qui sont considérées comme prometteuses sur le marché mondial en étant capables de contribuer de façon significative à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. De quoi crédibiliser encore davantage le concept de jardinier numérique.

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