Le potentiel (déjà) international de Babeyes

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(Crédits : DR)
Avec sa solution qui permet de filmer et conserver les premiers souvenirs de bébé, la startup installée à Sophia-Antipolis imaginait conquérir le marché français. C'est finalement les Etats-Unis et l'Asie qui se montrent les plus séduits, ouvrant de ce fait des opportunités d'exportation inattendues.

En janvier 2018, l'expérience CES a beaucoup servi Babeyes. C'était bien, d'ailleurs, le sens de la démarche. Comme l'explique Yoann Touboul, "nous sommes partis de l'idée pour voir s'il y avait un marché". Et si l'équipe arrive à l'Eureka Park avec un prototype pas vraiment opérationnel, cela ne l'empêche pas de déjà convaincre des distributeurs, américains notamment. Prouvant ainsi qu'un marché existe bel et bien.

Avis clients

Un an plus tard, Babeyes traverse à nouveau l'Atlantique pour un CES 2019 qui prend une autre dimension. Car pendant douze mois, c'est avec les distributeurs américains ayant manifesté leur intérêt que la startup sophipolitaine a peaufiné le concept initial. Qui comprend des caméras - qui fonctionnent sans ondes, sans bluetooth, sans wifi - positionnées sur le berceau ou sur bébé - le tout en forme de tête d'ourson - filmant les réactions des parents et proches. Des caméras associées à un logiciel - développé en interne - qui permet la reconnaissance faciale et le montage automatique de vidéos.

"Nous avons entretenu les relations avec nos futurs clients potentiels", indique Michael Medina, l'un des co-fondateurs de l'entreprise. "Les distributeurs américains nous ont demandé par exemple un packaging suffisamment important en taille afin que ce soit un coffret qui soit offrable", précise Yohann Touboul. Car aux Etats-Unis, les phénomènes tels que les baby-showers notamment sont parfaitement dans la cible de Babeyes.

Internationalisation avancée

A Las Vegas, au CES Unveiled, Babeyes a confirmé l'intérêt qu'il génère. "Nous avons des contacts avec le Japon, le Koweit, l'Australie ou la Russie".

Actuellement, la startup sophipolitaine reçoit ses premiers produits - une usine a été sourcée en Chine - ayant effectué ses premières ventes, une cinquantaine, notamment au travers de son site internet.

Des premières ventes qui confirment toute l'appétence de l'international puisque sur la cinquantaine de pré-commandes, seules cinq d'entre elles proviennent de clients français. "Le marché hexagonal est un petit marché", reconnaît Yohann Touboul. Le développement de Babeyes passe donc par d'autres marchés que le marché domestique. La jeune entreprise - qui réunit 4 personnes - attend des prochains mois de confirmer les intérêts manifestés dans le Nevada.

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