Ce pivot qui a sauvé Wever et séduit Transdev

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(Crédits : DR)
Toujours actrice de la mobilité, la startup installée à Sophia-Antipolis est devenue un expert de la data. C'est cette compétence qu'elle déploie au service des plans de déplacement, dynamiques et personnalisés. Accueillant notamment dans son capital le groupe français.

Il y a donc bel et bien une vie après le covoiturage... et l'échec. Née en 2015, lauréate du Challenge Jeunes Pousses, le concours d'entreprenariat organisé par Telecom Valley, le cluster du numérique, Wever fait sien le covoiturage communautaire sur trajets courts. Une solution qui semble être bien pensée pour répondre aux besoins d'un département - les Alpes-Maritimes - saturé. Mais las, le covoiturage peine à trouver son business modèle.

C'est le moment choisi par Wever pour pivoter. Ce fameux changement de braquet qui s'appuie sur l'expérience acquise pour adresser tout de même le sujet de la mobilité. Et c'est le tableau de bord, jusqu'alors réalisé en interne, répertoriant les habitudes des consommateurs qui va se révéler être la plus-value attendue par les clients potentiels. Une compréhension des usages qui lui ouvre les portes d'un nouveau business modèle : accompagner les entités ayant besoin d'un plan de mobilité.

Solutions modélisées et personnalisées

"Nous avons conçu une solution qui répond aux besoins réglementaires" en matière de plan de mobilité. Wever devient ainsi un référent "virtuel". "L'utilisateur final définit son besoin. Nous adaptons la solution à son comportement de mobilité, nous modélisons les solutions", explique le fondateur de la jeune pousse, Thomas Côte.

Ses clients sont aussi bien les entreprises qui ont besoin d'un plan - "nous libérons 80 % du temps de travail du responsable mobilité" - que les centres événementiels, les salons, congrès, établissements hôteliers comme "les petits territoires qui n'ont pas les moyens de mettre en place des solutions" explique Thomas Côte. Mais aussi les métropoles.

Un premier contrat, pour une durée de deux ans, a été signé sur le territoire Aix-Marseille Provence avec Vitropole, l'association regroupant les entreprises de la zone d'activité de Vitrolles dans les Bouches-du-Rhône pour un plan de déplacement inter-entreprises sur mesure donc. "Notre solution a vocation à être scalable et à être dupliquée".

Dans les Alpes-Maritimes, GSF, Amadeus ou l'Université Côte d'Azur font partie du portefeuille client.

Stratégie commune avec Transdev

Mais c'est l'arrivée de Transdev au capital qui devrait booster le développement de la startup. Transdev qui ne fait pas que prendre des parts mais qui s'implique aussi et surtout dans le développement stratégique commercial. "Nous venons de déployer à La Réunion", précise Thomas Côte. Côté business modèle, Wever, qui est une solution en mode SaaS, est vendue pour un coût annuel.

"Nous avons beaucoup déçu dans l'éco-système", souligne Thomas Côte, qui tient à tient à montrer "comment l'échec peut être riche et que le succès n'arrive pas sans raison". Un travail de collaboration est entamé également avec le CNRS justement sur sa capacité à avoir pivoté. Accompagné par P.Factory, Wever entend se déployer partout en France. "Notre objectif est de grandir, la scalabilité technique est là". Un tour de table bientôt ? "On y pense". Mais avant "nous avons des promesses à livrer". Etune roadmap commerciale qui doit se mettre en route. Wever emploie 8 personnes et devrait effectuer un ou deux embauches d'ici l'été.

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