Comment Quick MS veut simplifier la gestion des ressources humaines

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(Crédits : DR)
Cette startup implantée à Marseille s’appuie sur le fichier DSN (Déclaration sociale nominative) produit dans toutes les entreprises pour générer des centaines d’indicateurs utiles pour gérer les ressources humaines et répondre aux obligations locales. Après un an d’activité, elle veut s’affirmer sur le marché national.

Indicateurs sur l'égalité homme-femme. Base de données économiques et sociales. Nécessité de suivre l'absentéisme, les difficultés de recrutement, le turn over... Les obligations et besoins des entreprises en matière de RH sont toujours plus nombreux et il n'est pas toujours aisé d'y faire face.

Pour les aider, Quick MS a choisi de s'appuyer sur un outil : le fichier DSN, ou la Déclaration sociale nominative, envoyée par l'employeur pour chacun de ses salariés, aux administrations telles que l'Urssaf. Un outil uniformisé et rendu obligatoire en 2017, qui regroupe bon nombre de données. Une matière première riche que Quick MS a choisi d'utiliser pour aider les entreprises à disposer des indicateurs nécessaires en matière de ressources humaines.

Le fichier DSN comme matière première

La société est créée en mars 2018. Une preuve de concept et une version béta plus tard, là voici sur le marché, en septembre dernier. "Nous proposons une solutions accessible à 100 % en ligne", présente Christophe Aubry Le Comte, directeur général de la startup. "Les clients créent un compte et déposent leurs fichiers DSN. Nous les utilisons pour produire des indicateurs de pilotage RH et des rapports obligatoires comme la base de données économiques et sociales que les partenaires sociaux peuvent consulter. 70 % des indicateurs sont conçus de manière automatique. Cela peut être complété avec des fiches externes ou des informations sur le temps de formation par exemple".

A l'heure actuelle, environ 300 indicateurs sont proposés, classés en une bibliothèque numérique. On y trouve des informations sur les effectifs - en nombre de salariés ou en équivalents temps plein - sur les embauches, les départs ou encore le turn over. "Notre valeur ajoutée est de proposer des indicateurs tout prêts. Tout en un".

Une simplicité qui a convaincu des PME mais aussi de grandes entreprises. "Nos clients sont des entreprises de 60 à 12 000 salariés", observe Christophe Aubry Le Comte. Des clients présents partout en France et qui bénéficient de l'offre moyennant un abonnement dont le coût varie selon la taille de l'entreprise. "Les tarifs varient de 90 euros à 800 euros". Un moyen de rémunérer Quick MS en fonction de la masse de données à stockées, mais aussi d'être accessible à un large pan de sociétés.

S'imposer sur le marché national

Depuis septembre 2018, une vingtaine d'abonnements ont été vendus. Christophe Aubry Le Comte espère atteindre la cinquantaine d'ici la fin d'année, assortie d'un chiffre d'affaire compris entre 150 000 et 200 000 euros. Car 2019 doit être l'année du démarrage sur le marché national. Avant de se développer à un rythme plus soutenu. Ainsi, à cinq ans, l'objectif est d'atteindre le million d'euros de chiffre d'affaire.

Pour y parvenir, la startup veut améliorer son interface client en y ajoutant de nouvelles fonctionnalités et en multipliant le nombre d'indicateurs : de 300 aujourd'hui, elle aimerait passer à 500 en fin d'année, 1 000 fin 2020. Elle envisage également d'ouvrir une antenne à Paris en 2020, là où "il y a beaucoup de business".

Autant de projets qu'il faudra financer. Une levée de fonds devrait ainsi être finalisée fin 2019. Objectif : 500 000 euros qui viendront compléter l'aide apportée par Bpifrance et la Bourse French Tech. Une part de cet apport servira également à "améliorer notre capacité marketing et communication".

De quoi séduire de plus en plus d'entreprises, avec une ambition : "simplifier l'accès à la donnée et mieux piloter les RH". Car Christophe Aubry Le Comte en est convaincu : "la valeur des RH n'est pas de créer des indicateurs mais de les analyser et de les utiliser pour mettre en place des plans d'actions".

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