Pfizer acquiert TherAchon, la startup qui développe un traitement contre le nanisme

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Basée en Suisse mais disposant de ses laboratoires au sein du parc Valrose de l'Université Côte d'Azur, la startup créée par Elvire Gouze est désormais dans le giron du laboratoire américain, pour 340 M$. Elle a mis au point une thérapie permettant de lutter contre l'achondroplasie, forme la plus répandue de nanisme parmi les 250 formes existantes.

C'est l'une des ces belles histoires dont rêvent beaucoup de startups. Pour TherAchon, le rêve est en train de devenir réalité. Née en 2014, la startup avait alors pour but de permettre le développement d'un traitement contre l'achondroplasie, soit la forme la plus répandue du nanisme, maladie pour laquelle il n'existe aucun traitement autorisé.

35 M$ levés en 2015

C'est à partir des travaux d'Elvire Gouze, chercheuse à l'Inserm que la société voit le jour, travaux ayant permis de démontrer l'efficacité de l'utilisation d'une protéine recombinante, permettant de rétablir la croissance du squelette, croissance inhibée dans le cas de l'achondroplasie.

En mai 2014, un contrat de licence exclusif est conclu avec l'Inserm portant sur l'utilisation des méthodes destinées à pronostiquer, diagnostiquer et traiter les pathologies associées à un défaut de croissance osseuse ainsi que les complications associées.

Le premier tour de table est réalisé en juillet 2014, en amorçage, auprès d'Inserm Transfert Initiatives et Versant Ventures. En octobre 2015, une seconde levée est menée, pour un montant de 35 millions de dollars - montant qui en arrive à étonner Elvire Gouze elle-même - auprès des investisseurs historiques auxquels se joignent OrbiMed (gestionnaire de portefeuille dans la santé NDLR) et New Enterprise Associates (NEA), société de capital-risque.

Avenir renforcé

L'annonce du rachat par Pfizer constitue une étape évidemment majeure dans la poursuite du développement de la société, basée à Bâle en Suisse, mais dont Elvire Gouze est la conseillère scientifique, ses laboratoires étant basée au sein du parc Valrose, à l'Université Côte d'Azur.

Le communiqué émis par Pfizer explique que le traitement baptisé TA-46 s'administre sous forme d'injections sous-cutanées pour les enfants et les adolescents atteints par la maladie. TA-46 a par ailleurs réussi la phase 1 et reçu l'appellation médicament orphelin de l'agence européenne des médicaments tout autant que de l'US Food and Drug Administration américaine.

Le montant de la transaction entre Pfizer et TherAchon s'élève à 340 M$ pour une première étape, 470 autres millions de dollars étant liés à la concrétisation de différentes étapes clés dans le développement et la commercialisation de TA-46.

Reste à savoir désormais, quelle amplitude va prendre le développement du traitement et quelle structuration attend la jeune société. Pour l'Université Côte d'Azur cette acquisition est indéniablement une reconnaissance des expertises qu'elle héberge. Pour les patients souffrant de nanisme elle est sans aucun doute une excellente nouvelle.

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