Affluent Medical se structure pour accompagner son développement

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(Crédits : DR)
Spécialisée dans les implants innovants mini-invasifs, la medtech implantée à Aix-en-Provence et qui adresse les maladies du cœur et vasculaires notamment, modifie sa gouvernance pour accélérer les prochaines phases de développement. Où il est question d'études cliniques renforcées et de timing à respecter.

Si elle est jeune - elle est née en février 2018 - Affluent Medical n'en n'est pas moins dynamique. Il faut dire que dans le secteur des medtechs, le temps court et les choix stratégiques ont une importance redoublée.

L'arrivée à la direction générale de Michel Finance va exactement dans ce sens. Ancien DG de Theradiag - qui est cotée sur Euronext Growth - il a aussi été le premier directeur général de Carmat après avoir passé près de 20 ans au sein d'Aventis (aujourd'hui Sanofi NDLR) en France, au Canada et en Allemagne. Son expérience en termes de levées de fonds et d'entrée en Bourse est évidemment un atout pour Affluent Medical. "Ce qui m'amuse, c'est lorsqu'il y a quelque chose à transformer. J'ai fait le virage du grand groupe à la biotech et depuis je n'ai accepté aucun job routinier. Il existe chez Affluent Medical, un vrai challenge de développement". Daniele Zanotti, qui assurait la direction générale devient directeur de la technologie et de l'innovation, une présence essentielle pour continuer à superviser les 4 projets développés par la medtech. L'arrivée au poste de directeur médical et directeur des affaires scientifiques, du professeur François Laborde, chirurgien cardiaque rajoute une compétence complémentaire.

Vitesse supérieure

Car maintenant, il faut prendre de la viesse. Pour rappel, Affluent Medical dispose de 4 innovations. Kardiozis, qui est une prothèse endovasculaire permettant de prévenir les endofuites dans l'anévrisme de l'aorte abdominale. Kalios, se présente comme le premier dispositif médical de réparation de la valve mitrale, ce qui concerne 1 % de la population mondiale. Première valve mitrale transcathéter, Epygon, permet de restaurer les flux sanguins et de sauvegarder le ventricule. S'il n'est pas un implant et ne concerne pas le domaine cardiaque, Artus n'en n'est pas moins innovant, puisqu'il revendique être le premier sphincter artificiel activable électroniquement pour traiter l'incontinence urinaire sévère, une forme qui prive la personne atteinte de toute vie sociale.

L'objectif de la startup est désormais d'appuyer sur l'accélérateur et de passer à un stade qui comprend l'intensification des essais cliniques et une réflexion poussée sur le market access. Car les différentes technologies sont arrivées à des stades de maturité qu'il faut accompagner.

"Kardiozis est une technologie qui peut être transformée en produit mais qui aurait plus de pertinence à être jumelée à un autre produit", note Michel Finance. Kalios devrait voir l'étude pivot être réalisée dans les six prochains mois. "Nous visons un marquage CE dans 2 ans".

Epygon a bénéficié d'études pré-cliniques qui sont achevées. "Nous préparons la première implantation chez l'homme dans un délai de 6 à 12 mois", annonce Michel Finance. Qui estime que Artus, de son côté, adresse un marché de taille équivalente à celle qu'adresse la valve mitrale, "car c'est un besoin non couvert. Nous créons un marché. Artus est un joker pour la société".

L'effet partenariat

Qui dit développement dit aussi besoin en monnaie sonnante et trébuchante. Une levée de fonds devrait être d'actualité d'ici six mois et l'actionnaire historique, car fondateur, sera présent au tour de table. Pour ce qui est la cotation boursière, tentée l'an dernier, elle demeure une option mais pour l'heure "le marché n'est pas réceptif", souligne Michel Finance. Qui envisage l'avenir. "Sur nos plus gros produits nous n'aurons pas la taille pour les développer. En Chine, nous disposons de deux joint-venture. Pour les Etats-Unis, ce sera également la voie choisie". Plus largement, partenariats, rente partielle ou pas... tout est envisageable. Affluent Medical dispose d'autres atouts, comme 27 famille de brevets. Et toujours la même ambition, devenir leader des medtechs.

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