Litica Labs séduit Carrefour qui l'utilise pour son nouveau concept beauté, Sources

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(Crédits : DR)
C'est la technologie développée pour son API baptisée Beautylitic qui permet à la startup basée à Grasse de fournir son expertise au géant de la grande distribution. Lequel vient d'inaugurer dans la Capitale un nouveau concept-store dédié aux cosmétiques avec une différenciation : une transparence totale sur les ingrédients composants les formules des produits. Ce qui sonne comme une reconnaissance pour la jeune entreprise azuréenne, active dans ce combat.

C'est souvent ce moment charnière, celui qui fait basculer de l'autre côté, celui qui signe le passage entre l'avant et l'après. En collaborant étroitement avec Carrefour, c'est sans doute ce qu'est en train de vivre Litica Labs.

Créée par Candice Colin et Claire Gagliolo, la startup est issue de l'expertise et de l'expérience de ces deux chefs d'entreprise, le seconde étant docteur en pharmacie et cosmétologue et le duo, convaincu que la cosmétique doit être la plus naturelle possible. C'est comme cela qu'est née Clean Beauty, une application qui permet, en photographiant la liste des ingrédients de savoir si celle-ci contient perturbateurs endocriniens, nanomatériaux ou encore allergènes. Suivie ensuite de Beautylitic, une API qui s'adresse non pas au consommateur, mais au retaileur, lui permettant d'analyser scientifiquement, de façon "dynamique et récurrente, une fois par semaine", dit Candice Colin, l'ensemble de son catalogue.

"Sources" de changement

Deux outils qui ne sont pas passés inaperçus, repérés par le groupe Carrefour, qui avait comme projet l'ouverture d'un nouvel espace, dédié à la cosmétique "propre". Un nouvel espace baptisé Sources et qui a ouvert ses portes ce 2 octobre en plein Marais à Paris. L'ensemble des cosmétiques a été validé par Clean Beauty. Mais c'est surtout Beautylitic que l'acteur de la grande distribution va utiliser pour monitorer son catalogue.

Grâce à l'usage de Clean Beauty, 75 ingrédients ont été bannis et n'ont donc pas franchi les portes de la boutique. En parallèle, Carrefour et Sources ont créé un label appelé Les Yeux fermés, qui s'appuie donc sur l'expertise de Clean Beauty. Et parce que certaines consommatrices ne veulent pas se passer de tel ou tel produit, Sources dit aussi ce qui n'est pas "clean". Un argument qui a fini de convaincre Candice Colin, estimant que c'est là une façon de montrer que la transparence prend plusieurs formes. "Cela permet à la consommatrice d'effectuer ses achats en connaissance de cause". Et si Sources s'est positionné sur ce créneau, c'est aussi que l'impact est économique. Ainsi, selon une étude Statista parue au printemps, les ingrédients constituent le second critère d'achat, 58 % des Français y prêtant attention contre 62 % étant plutôt sensibles au prix.

Travail de l'ombre

Avec 800 000 utilisateurs revendiqués, Clean Beauty continue de prouver son intérêt. Elle a été lancée sur le marché russe ce 1er octobre et le sera prochainement au Moyen-Orient. Beautylitic est pour sa part utilisée par les fonds d'investissement afin de vérifier si la promesse des produits cosmétiques cherchant du financement correspond à la réalité chimique.

"Nous sommes en train de changer de paradigme", s'enthousiasme Candice Colin, ravie de voir que le combat mené depuis 2013 avec Claire Gagliolo engrange ses premières victoires d'importance. Litica Labs était présente au CES Las Vegas en janvier dernier. C'est là qu'elle avait lancé officiellement Beautylitics parce que le marché américain est aussi une cible. Reste à mesurer l'effet Sources... Qui après Paris pourrait, si le concept convainc, essaimer dans l'Hexagone. Litica Labs dans ses pas.

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