Ce que Wonderbox va apporter à Tick&Box

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(Crédits : DR)
La PME installée à Eguilles, dans les Bouches-du-Rhône, qui propose des coffrets cadeaux liés à une marque a cédé 51% de son capital à Wonderbox, leader du marché français des box. Pour Hugues Charmet, l'un des fondateurs, cette opération était indispensable pour se développer et va permettre de démarcher plus facilement des clients.

Motus et bouche cousue. Tick&Box vient d'annoncer son rachat par WonderBox, leader du marché français des coffrets cadeaux et numéro deux européen derrière Smartbox. Une entrée au capital à hauteur de 51% pourtant réalisée durant l'été, après un an de négociation. "Cette communication retardée est voulue", prévient Hugues Charmet, cofondateur de la PME aixoise. "La période de Noël correspond à une forte activité pour notre secteur, nous ne voulions pas prévenir le marché trop en amont de ce rapprochement".

Les deux entités se connaissent bien. Elles avaient déjà discuté d'une telle opération il y a deux ans sans que cela n'aboutisse. "Ce n'était pas le moment, aujourd'hui le business est arrivé à maturité", explique Hugues Charmet. Le dirigeant est clair, pour accroître le développement de sa société installé à Eguilles il lui manquait la puissance de feu d'un gros acteur du marché. A titre d'exemple, Tick&Box compte 1 000 points de vente en France quand WonderBox en annonce 4 000 et même 10 000 dans toute l'Europe.

Se concentrer sur son savoir-faire

"Cela va nous permettre de nous concentrer sur notre activité, le mono-partenariat et les services techniques pour faire fonctionner nos offres", prévient Hugues Charmet. A l'inverse des habituelles box cadeaux des différents acteurs du marché, Tick&Box lient les siennes avec des marques directement. On offre ainsi une place pour match de l'Equipe de France de foot, la personne choisira ensuite lequel. La société provençale de 18 salariés et 3,5 millions d'euros de chiffre d'affaires s'est longtemps concentrée sur les événements sportifs et commence à s'étendre à l'univers du spectacle avec des billets pour Disney et Europa-Park par exemple. Un positionnement inédit qui est désormais la seule préoccupation de Tick&Box. Les autres étapes de la chaîne, comme l'intégration du retail ou la logistique, seront l'affaire de WonderBox.

Pour la PME, la force de frappe de WonderBox doit aussi lui permettre de démarcher plus facilement. "Pour le Parc Astérix par exemple, nous l'avons emporté dans la douleur car ils devaient choisir entre nous qui savions faire depuis longtemps et Smartbox qui leur assurait une visibilité importante, illustre Hugues Charmet. Maintenant, nous auront le savoir-faire et la puissance". Les attentes du dirigeant sont les mêmes pour l'étranger où un développement en Espagne et au Portugal est toujours d'actualité. "Ce rapprochement doit nous permettre d'aller plus vite car nous aurons déjà un réseau de distribution".

Pas de cession du reste du capital avant 4 ans

Des opportunités qu'auraient également pu lui apporter Smartbox. Mais entre le leader européen du marché et son dauphin, le cœur d'Hugues Charmet n'a pas balancé. "WonderBox a un profil d'entreprise qui nous correspond plus, mais au-delà du feeling, la raison fait que ce sont eux qui innovent et je pense que le marché a besoin d'être dépoussiérée", détaille le dirigeant qui note que "Smartbox a la culture d'absorber les entreprises rachetée". En ne cédant "que" 51% du capital, Hugues Charmet garde l'intérêt de faire développer son business. Et compte bien conserver ses équipes dans le Sud. Le deal ne prévoit pas de cession du reste du capital, un tel scénario ne pourrait en aucun cas avoir lieu avant 4 ans.

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