La solution smart security qui distingue My Keeper

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(Crédits : DR)
Basée à Sophia-Antipolis, la startup a mis au point une solution qui s'appuie sur le système SOS intégré des smartphones et permet d'alerter les professionnels du secours. Pensé pour le secteur BtoB, c'est grâce au CES Las Vegas version 2019 et le rapprochement avec une PME originaire d'Aix-en-Provence que la jeune pousse a perfectionné son modèle et imaginé des axes de croissance.

L'innovation utile vient toujours du terrain. Pour My Keeper c'est une problématique familiale qui va faire germer l'idée de développer une solution permettant de prévenir les secours immédiatement sans perte de temps. Une solution qui se vend mais c'est la demande spécifique d'une collectivité des Alpes-Maritimes, la mairie de Bar-sur-Loup, près de Grasse, soucieuse de trouver un moyen silencieux et rapide d'alerte en cas d'intrusion non désirée dans les écoles, qui va incidemment pousser My Keeper a aller plus loin.

"Plutôt que de s'appuyer sur ce qui existait déjà sur le marché, nous sommes partis du besoin", explique Nicolas Demarchez, le DG de la jeune pousse. Ainsi naît la balise Athena, appuyée un logiciel développé en interne. Deux ans plus tard, My Keeper revendique une centaine de communes équipées et 3 500 enseignants détenteurs d'une balise Athéna.

Une solution qui va même séduire le Fouquet's à Paris. "Notre solution est non anxiogène", indique Nicolas Demarchez, puisque non bruyante.

Le CES, activateur d'innovation

Présent au CES Las Vegas en début d'année, My Keeper reconnaît bien volontiers qu'il y a un avant et un après Consumer Electronic Show. Outre la crédibilité apportée par la participation à ce grand raout mondial de l'innovation, c'est une sorte de vaste benchmark de ce qui se fait partout dans le monde qui a permis à la jeune pousse d'estime son champ des possibles. "Le CES Las Vegas nous a permis de voir ce qu'il se passait au niveau mondial et ce qui nous séparait d'un déploiement à ce niveau international", poursuit Nicolas Demarchez. C'est-à-dire, plus précisément, "un logiciel disponible dans plusieurs langues et pas uniquement l'anglais. Et une carte SIM compatible avec les cartes SIM américaines et moyen-orientales".

C'est aussi durant son séjour au sein de la Mecque de l'électronique que My Keeper va croiser la route de CrossCall, originaire d'Aix-en-Provence. Entre le spécialiste de la téléphonie en milieu outdoor et la startup de la smart security, des axes de collaboration évident sont apparus, de façon assez évidente. "Une partie de notre clientèle travaille en isolement ou sont de grands sportifs. Leur téléphone doit tenir la charge, résister à des températures très inférieures à 0°. Notre solution s'intègre parfaitement".

Aller au bout de la chaîne d'alerte

En deux ans, My Keeper a donc affiné sa solution. Celle-ci - activable via une triple pression sur le bouton désactiver du téléphone - est directement liée aux services des professionnels de la sécurité. Elle permet aussi de géolocaliser la provenance de l'appel et de déclencher l'intervention des secours au cas de difficulté. Une fonction permet également de prévenir des proches. "Nous sommes également en train d'y intégrer des scénarios", ajoute Nicolas Demarchez. "Notre promesse, dès la création en 2016, était d'aller au bout de la chaîne d'alerte". Surtout, "demain, tout le monde aura un système d'alerte connecté", promet le DG de la startup hébergée au sein de la pépinière d'entreprise Startéo. Employant 9 salariés, elle envisage un chiffre d'affaires 2019 de l'ordre de 1 M€ contre 450 000 euros l'exercice précédent.

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