BAM Archi se renforce sur le segment BtoB

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(Crédits : DR)
Née en 2015, la jeune pousse établie à Marseille a créé une solution qui met en relation les architectes et les particuliers ou les professionnels. Mais ces derniers y découvrent aussi une multitude d'avantages. Qui viennent amplifier le périmètre de la startup, laquelle compte sur Aglo, son nouveau service destiné à simplifier encore plus le quotidien des architectes.

Le secteur du bâtiment n'est pas celui s'est engouffré le plus rapidement dans le foisonnement numérique. Et comme parfois cela arrive, c'est l'alliance d'un professionnel du secteur avec un entrepreneur qui donne naissance à une solution innovante. C'est exactement le schéma suivi par BAM Archi, né du rapprochement entre Mathias Boutier, l'entrepreneur et Boris Lefèvre, l'architecte. BAM, qui n'est pas une onomatopée mais qu'il faut traduire par Because Architecture Matters (parce que l'architecture compte en français dans le texte NDLR), est donc une plateforme de mise en relation entre architectes et les particuliers comme les professionnels.

Organiser les concours d'architecture

Une idée qui plaît rapidement, d'autant que Mathias Boutier et Boris Lefèvre se disent attentifs aux architectes, sélectionnés en fonction de leurs portfolios et de la philosophie de leurs projets. Mais cette seule mise en relation ne suffit pas. Car comme le décrit Mathias Boutier, il faut ensuite faire réaliser les travaux. Et le choix des artisans à qui les confier relève parfois du casse-tête. BAM Archi va donc ajouter ce service à sa plateforme. "Pour cela, nous nous sommes appuyés sur notre réseau d'architectes, lesquels nous ont recommandé les artisans avec lesquels ils ont l'habitude de collaborer", explique Mathias Boutier. Un tout qui permet à la startup de se détacher et de prendre sa place dans l'univers numérique du bâtiment et de l'architecture.

De cette approche de la problématique architecturale va découler un autre usage, pas forcément identifié initialement par le duo d'entrepreneur, qui est l'organisation de concours d'architecture. Une première expérience pour le Château de Beaucastel, situé à Courthézon dans le Vaucluse qui doit subir des travaux pour un montant de 10 M€ va être suivie d'une seconde, celle qui concerne la Chambre des Notaire de Paris dont l'immeuble qui l'abrite date de l'époque de Napoléon III et qu'il s'agit de moderniser. "150 architectes ont répondu", précise Mathias Boutier, encore tout étonné du succès rencontré. D'autres concours pourraient bientôt suivre.

Aglo, la brique en plus

Perçu du terrain aussi, le manque de solution adaptée pour les architectes lors de la constitution du dossier de consultation des entreprises. Jusqu'alors, le tout se fait par de l'envoi de fichiers par mail, sans outil véritablement conçu exprès. Un "manque" que BAM archi compte combler avec Aglo, une application qui permet aux architectes d'y rassembler l'ensemble des pièces nécessaires au dossier de consultation des entreprises. "Notre but est de faciliter la phase de création du dossier. Surtout cet outil permet que chaque dossier soit homogène c'est-à-dire soit présenté sous une seule et même forme", détaille Mathias Boutier, satisfait "d'ôter ce qui constituait un caillou dans la chaussure" des professionnels. Une centaine d'architectes a déjà rejoint Aglo et BAM Archi espère 500 utilisateurs d'ici les dix prochains mois. La solution sera ensuite également proposée aux promoteurs.

Pour poursuivre son déploiement, la startup envisage une levée de fonds au cours de l'année 2020, après un premier tour de table réussi l'an dernier pour un montant de 200 000 euros. Côté stratégie, le duo d'entrepreneur compte développer l'activité organisation de concours d'architecture. "Nous bénéficions désormais d'une expertise reconnue", souligne Mathias Boutier. Les efforts d'innovation de BAM Archi permettent au chiffre d'affaires d'atteindre 1 M€. La jeune entreprise emploie par ailleurs 13 personnes, réparties entre le Sud et Paris. Mais l'objectif est bien évidemment le déploiement à l'international, d'abord en Europe puis en traversant l'Atlantique pour aller voir du côté de l'Oncle Sam.

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