Pourquoi Fintel est prometteuse

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(Crédits : DR)
En fournissant un outil de scoring de crédit, la jeune entreprise basée à Marseille adresse un large marché en apportant une solution totalement nouvelle. Ce qui lui permet d'être déjà présente à l'international. Une accélération que va pousser encore davantage une prochaine levée de fonds.

La data, c'est le nouvel or noir. Pour le secteur du crédit, elle est évidemment précieuse. C'est exactement cette plus-value qu'apporte Fintel. Une jeune pousse qui  à coups d'IA révolutionne la façon dont se dessine le profil d'un emprunteur. Là où tout se faisait jusqu'alors de façon manuelle, la fintech marseillaise l'adresse via son outil développé exprès. Une solution capable d'analyser en 1/100ème de seconde le passé bancaire et l'ensemble de l'histoire des cinq dernières années de tout candidat au crédit. Sont pris en compte les revenus, les crédits en cours, les charges, l'épargne et même ces "incidents", anodins pris séparément mais qui, considérés dans une vision d'ensemble, constituent des signaux faibles... révélateurs de comportements "à risque". Evalués aussi, le niveau de fidélité du demandeur et son intérêt pour les produits d'épargne ou d'investissement. Un tout rendu possible grâce à un rapprochement avec le laboratoire d'économie de l'Université Erasme à Rotterdam et par ce qu'il faut donc d'intelligence artificielle.

Apprendre du comportement

"Notre outil apprend du comportement de l'emprunteur", explique Jonathan Dahan. "Il évite par ailleurs le recours aux documents papier, qui sont toujours falsifiables, et le système déclaratif, fastidieux". Datascientist, employé d'une banque au Canada, c'est face au manque d'outils dédiés que Jonathan Dayan a l'idée de créer une solution complète. Revenu sur sa terre natale marseillaise, il concrétise l'idée en 2019 en donnant naissance à Fintel, s'associant avec Nick Van Roekel, qui apporte lui, sa compétence de développeur et en s'installant au sein de Marseille Innovation.

Concrètement, Fintel se caractérise par un bouton s'intégrant sur n'importe quel service de souscription en ligne, c'est-à-dire aussi bien pour le crédit à la consommation ou les paiements en plusieurs fois. "Cela fonctionne selon le même système que pour les agrégateurs bancaires", souligne Jonathan Dayan. Et les secteurs adressés sont autant les banques, les courtiers, les promoteurs immobiliers, les agences, les propriétaires d'appartements...

C'est l'Amérique (latine)

Quelques mois après sa naissance, voici déjà Fintel à l'international. Repérée par Melhortoxa, le meilleurtaux.com du Brésil, la jeune pousse apporte au spécialiste de la négociation de crédit une solution qui permet d'enrichir le scoring de crédit, assez mal adressé alors même qu'une forte demande de produits digitaux émane des jeunes générations et que les emprunteurs, suite à la baisse des taux, s'engagent dans des renégociations de crédit.

Et forcément, cette première expérience à l'export encourage vivement la startup à ne pas s'arrêter en si bon chemin. Surtout que, parallèlement, les algorithmes sont améliorés. Pour s'ancrer à l'international, Fintel a choisi un distributeur sur place, continuant par un modèle de distribution en direct, en France. Et c'est l'Amérique Latine qui demeure la priorité. "Nous comptons nous concentrer sur cette zone géographique".

C'est pour poursuivre ce phénomène d'accélération que Fintel envisage un tour de table, auprès de business angels et de fonds d'investissement, pour un montant de 1,5 M€. De quoi poursuivre les efforts en R&D et de renforcer le volet commercial.

L'Italie et l'Espagne pourraient être les prochaines cibles de développement.

Ce qui évidemment boosterait la petite entreprise de 8 salariés. Qui envisage un chiffre d'affaires de 5 M€ à horizon 2021 et 35 M€ d'ici 2024.

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