Comment Teach on Mars poursuit sa stratégie d'internationalisation

 |   |  541  mots
(Crédits : DR)
Après l'Afrique où il est présent depuis septembre dernier, le spécialiste du mobile learning, basé à Sophia-Antipolis, continue à s'exporter, et c'est du côté du Benelux que ça se passe. Un nouveau pas en dehors des frontières hexagonales qui complète les premiers déploiements déjà effectués.

Teach on Mars a beau avoir comme totem, la fusée en damier rouge et blanche de Tintin, en matière d'internationalisation, elle y va plutôt piano que tous azimuts.

Car aller vite et bien, n'est pas forcément la philosophie de la démarche export. Pour son fondateur et dirigeant, si en France, l'entreprise s'est rapidement imposée, à l'étranger, il y a des règles de base à respecter. "Il faut y aller pas à pas. Il faut bien choisir le pays où s'installer. Et il faut y construire la marque, y posséder des relais d'influence et de communication", expliquait Vincent Desnot dans un entretien à La Tribune il y a un an. "La première phase passe par l'identification de partenaires qui peuvent nous aider, une période qui permet de considérer s'il est opportun de s'installer dans le pays".

De fait, ce n'est "que" en 2017 que Teach on Mars, née quatre ans plus tôt en 2013, passe les frontières hexagonales, optant pour l'Angleterre - l'un des plus importants marchés européens - et l'Italie.

Deux marchés essentiels pour le marché du mobile learning et deux opportunités pour la jeune pousse d'engranger de la croissance.

Depuis septembre dernier, c'est le marché africain qu'elle adresse, adossée à son partenaire, DMM. Là encore, une question d'opportunité qui s'est présentée et qui s'insère logiquement dans le plan de développement export.

Compléter le réseau

Même scénario ou presque avec l'installation annoncée au Benelux. C'est la rencontre il y a presque une année avec celui qui devient de fait, son country manager qui décide Teach on Mars de tenter cette nouvelle aventure. "Nous disposons déjà de deux clients aux Pays-Bas. Nous cherchions un partenaire. Et nous avons rencontré David Boulanger qui dispose d'un réseau et d'un carnet d'adresse", détaille Vincent Desnot. Voilà qui correspond bien au modèle choisi par la jeune pousse. Car "le Nord de l'Europe est stratégique pour le mobile learning", tient à préciser le dirigeant azuréen, qui explique que si bien sûr, Teach on Mars est déjà présent dans 90 pays, disponible en 20 langues, suivant ses clients dans leurs diverses implantations géographiques, notamment, il n'en reste pas moins que créer un vrai réseau local est indispensable.

Agrandir le portefeuille

Cerise sur le gâteau (ou la fusée), le Benelux "est une zone faussement simple, ce sont trois pays différents, il nous faut une adresse dans chaque pays" ajoute Vincent Desnot. Un site dédié sera bientôt disponible, en néerlandais.

Sur ce nouveau marché, les objectifs sont ambitieux mais pas inatteignables. Ils concernent les grands comptes et les organisations, Teach on Mars espérant nourrir son portefeuille d'une quinzaine de nouveaux clients en une année d'activité. Un portefeuille global qui comprend actuellement 130 grands comptes, 70 % d'entre eux appartenant au CAC 40. Les raisons d'y croire sont clairement identifiées, notamment explique Vincent Desnot, parce que les pays nordiques ont l'habitude d'acquérir leurs technologies à l'étranger. Teach on Mars, qui possède des bureaux outre à Sophia-Antipolis, à Paris, Casablanca, Londres, Bruxelles et Milan dispose d'un réseau de 50 partenaires. L'entreprise emploie 80 personnes.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :