Rocambole se spécialise dans la numérisation du roman-feuilleton

 |   |  463  mots
(Crédits : Rocambole)
La start-up établie à Avignon remet au goût du jour les séries littéraires mais sous forme numérique. Pour introduire de la lecture dans le quotidien, elle utilise une application sur laquelle sont proposées les œuvres qu'elle produit. Le format est court avec des épisodes qui se lisent en moins de 5 minutes.

A l'heure de la vidéo et des (mini) séries à regarder sur son téléphone, le roman-feuilleton peut-il renaître de ses cendres ? C'est en tout cas l'ambition de Rocambole, une start-up installée à Avignon dont le nom s'inspire du protagoniste des "Drames de Paris" un roman-feuilleton du milieu du 19e siècle.

De ce style littéraire prisé des grands auteurs de l'époque, il nous en reste aujourd'hui (presque) que l'adjectif rocambolesque. "C'est le format qui a muté, les roman-feuilleton se sont transformés en feuilletons télévisés puis en séries", avance Camille Pichon, cofondatrice de la start-up avec Boris Duda, François Delporte, Quentin Rouault et Julien Simon.

Pour remettre au goût du jour ce format, Rocambole a lancé depuis un mois une application qui propose 65 séries, la majorité comporte entre 10 et 15 épisodes. Chacun se lit en moins de 5 minutes, bien loin des quatre pages du journal de l'époque. "Nous voulons introduire de la littérature dans le quotidien de façon simple et courte", explique Camille Pichon. La rémunération se fait actuellement par abonnement.

Se rapprocher des maisons d'éditions

Pour l'instant, l'application compte 250 abonnés. Un chiffre satisfaisant pour Camille Pichon compte tenu du lancement récent de la plateforme et de l'absence de véritable publicité jusqu'à présent. La communication se fait pour l'heure principalement sur les réseaux sociaux, en reprenant les codes de Netflix. La jeune start-up n'hésite d'ailleurs pas à se comparer au géant américain mais dans une version littéraire. Des "apéro'cambole" sont également organisés pour permettre aux lecteurs de rencontrer les auteurs.

Pour développer son modèle économique, la start-up à terme aimerait nouer des partenariats avec des maisons d'éditions. "Nous sommes sur du format court donc pas concurrent", avance Camille Pichon. Les œuvres présentes sur la plateforme sont exclusives. "L'un de nos premiers défis a été de trouver des auteurs", raconte la cofondatrice. Le format étant assez spécifique. Rocambole leur propose un contrat d'édition assez souple puisqu'il ne concerne que les droits numériques et pas papiers.



Vers une plateforme de divertissement numérique

La plupart des séries sont disponibles directement en intégralité. "Nous nous sommes rendu compte que c'est ce qui plaît le plus, à l'image de ce que fait Netflix". A la demande de l'auteur, certaines peuvent être diffusées épisode par épisode. Si des saisons 2 de certaines séries sont en court de préparation, Camille Pichon aimerait également introduire de la non-fiction, un style à mi-chemin entre la littérature et l'actualité. A long terme, Camille Pichon aimerait que Rocambole deviennent une plateforme de "divertissement numérique plus que de lecture". La suite au prochain épisode.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :