Pourquoi Palm'Data insiste pour valoriser les données pharma

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(Crédits : iStock)
En proposant un service de records management, la startup basée à Sophia-Antipolis prend sa place sur un segment très précis, celui de l'archivage de données. Un sujet extrêmement stratégique pour les entreprises du secteur pharmaceutique.

Toute entreprise connaît parfaitement le rôle et le besoin de l'archivage. En théorie. Car conserver les données est toujours précieux et cela correspond souvent, pour partie, à une obligation réglementaire. Pouvant paraître fastidieuse ou inutile, cette tâche est cependant une part essentielle de la stratégie de développement des entreprises. Dans le secteur de la pharma, l'enjeu est d'autant plus important, notamment parce que certains spécimens biologiques ou échantillons, dont ceux issus de la R&D, ont tout intérêt à être conservés. Ils sont des éléments importants dans les phases de développement car constituent, au-delà du document à conserver, une source qui sert le business.

Utilité réglementaire, mais pas que

Et c'est exactement cela que permet Palm'Data. Créée par Anne-Florence Hachet, Pascale Pin, toutes les deux ex-Galderma (pour rappel, le laboratoire présent à Sophia-Antipolis a fermé ses portes fin octobre 2018 NDLR) et Patricia Ducros, la startup accompagne cette partie de structuration de l'information afin de combler un manque, repéré d'ailleurs sur le terrain, dans leur précédent emploi. "En étant côté laboratoire, nous avons constaté le manque d'interlocuteurs sur cette partie archivage. Nous avons donc décidé d'apporter notre expertise aux entreprises", raconte Anne-Florence Hachet. "A Sophia-Antipolis, comme plus largement dans l'écosystème pharma des Alpes-Maritimes, nous nous sommes rendus compte que de nombreuses sociétés n'avaient pas de ressources en interne, ni de connaissances au niveau réglementaire, de ce qui doit être fait en termes d'archivage", ajoute Anne-Florence Hachet.

Car dans le domaine des sciences de la vie - que ce soir pour les pharma, les CRO ou les dispositifs médicaux -, un records management bien effectué accompagne les stratégies business. "Des données correctement archivées peuvent servir d'autres projets, permettant par exemple de réemployer la même méthode qui a fait ses preuves. Cela peut aussi concerner une extension, une nouvelle mise sur le marché de produits, avec des besoins complémentaires", ajoute Anne-Florence Huchet. Cela n'est pas moins utile lorsqu'il s'agit de valoriser les travaux de recherche et le savoir-faire ou de faire valoir une conformité, notamment en cas de collaboration ou de rapprochement avec des big pharma.

Comprendre les besoins utilisateurs

Pour ordonner toutes ces données importantes mais parfois dispersées, Palm'Data effectue un état des lieux, sorte d'audit qui inclut les obligations réglementaires. La jeune entreprise propose à la fois de l'archivage physique, de l'archivage dématérialisé et évidemment du conseil spécifique, sa plus-value. "Nous proposons des pistes d'actions, indiquons quel types de documents conserver..." précise Anne-Florence Hachet, qui espère également modifier la perception largement répandue de l'archivage. Et il se pourrait que cela évolue. "On assiste à une prise de conscience de la nécessité de conserver les informations. Il existe un vrai besoin réglementaire dans la pharma", insiste la co-fondatrice de la jeune pousse qui, pour le coup, se verrait bien adresser d'autres secteurs connexes, tels la parfumerie par exemple. Un pôle important, très implanté dans le bassin de Grasse et qui fait présente des tenants et aboutissants similaires, notamment en termes de R&D. "Nous avons une compréhension des besoins utilisateurs qui peut être plus fine que celle apportée par des consultants", ajoute Anne-Florence Huchet, capitalisant sur les 20 années d'expérience apportée par l'équipe.

Synergie de l'écosystème

Installée au sein du Bioparc de Sophia-Antipolis - qui a pris la place de Galderma - Palm'Data revendique des clients en France et en Europe et poursuit sa prospection. Un Bioparc, d'ailleurs où se sont installées une dizaine d'entreprises, certaines, spin-off de Galderma. "Une excellente dynamique s'est créée entre les différentes entités", assure Anne-Florence Huchet. "Des synergies se sont mises en place. Cela nous challenge, avec de la bienveillance".

2020 devrait être l'année d'un développement plus poussé pour Palm'Data qui entend bien élargir son champ d'action sur le territoire hexagonal, afin de renforcer sa crédibilité et s'engager dans une phase de recrutements. La startup table sur un chiffre d'affaires de 350 000 euros à l'horizon 2021.

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