Pourquoi Helioscience veut renforcer sa présence aux Etats-Unis

 |   |  603  mots
(Crédits : DR)
Spécialiste de l’évaluation des protections solaires, cette TPE née à Marseille veut renforcer sa présence outre-Atlantique où les nouvelles normes en vigueur lui ouvrent un vaste champ d’opportunités.

Comme bien d'autres acteurs de l'industrie, les fabricants de protections solaires s'efforcent de mettre en avant l'efficacité et l'innocuité de leurs produits. Encore faut-il pouvoir le prouver, ce que peu d'acteurs proposent à l'échelle mondiale. Parmi ces quelques acteurs : Helioscience. L'entreprise originaire de Marseille utilise pour cela un procédé particulier : les tests in vitro, sur des petits plaques de plexiglas, et plus seulement sur la peau de cobayes. Une solution qui promet des économies de temps, autant que d'argent. "Un test in vitro coûte 200 euros et est réalisé en une après-midi, contre 2 000 euros et un mois auparavant", explique Jean-Claude Hubaud, PDG de la société. La méthode a également pour mérite d'éviter aux cobayes les risques liés aux rayons de soleil.

Si l'entreprise réalise 60% de son chiffre d'affaire à l'export, ses clients se trouvent essentiellement sur le continent européen. "Nous avons besoin de nous développer ailleurs, et en particulier aux États-Unis qui est un marché au moins aussi grand que l'Europe".

Un marché américain riche d'opportunités

D'autant que les besoins d'évaluation des protections solaires s'y annoncent massifs dans les années à venir. "Ils sont en train de reformuler tous les produits solaires. Cela a commencé avec l'Etat d'Hawaï qui a interdit certains substances nocives pour les coraux". Puis d'autres états ont suivi, les fabricants se tournant vers des produits minéraux jugés plus inoffensifs. "Il y a donc un travail énorme de reformulation et de test. Si on n'est pas présent, cela nous passera sous le nez".

D'où la participation de l'entreprise au voyage en Californie organisé par Rising Sud, l'agence de développement économique de la Région, il y a plusieurs semaines. Là-bas Jean-Claude Hubaud rencontre une dizaine de clients ou partenaires potentiels. Certains demandent des devis quand d'autres évoquent la possibilité de travailler ensemble. "J'ai rencontré une société qui réalise des tests de pénétration de principes actifs dans la peau, pour des filtres solaires notamment. Mais elle n'évalue pas la protection contre les rayons UV". Surtout, le voyage permet à Helioscience de confirmer l'intérêt pour ses prestations sur le territoire américain, y compris de la part de petites et moyennes entreprises, cibles privilégiées. Qui plus est, la voie est relativement libre car peu de concurrents sont présents : "Il y en a 3 ou 4, et pas du tout en Californie".

Un bureau en Caroline du Nord dès 2020

Le voyagera aura-t-il des retombées concrètes pour Helioscience et ses affaires ? Affaire à suivre. En attendant, la TPE prend les devants et prévoit d'ouvrir un bureau dès le début de l'année 2020. Pas en Californie - "c'est hors de prix"-, mais en Caroline du Nord, plus abordable et située sur la côte Est où les opportunités sont tout aussi nombreuses. "La société EverZinc - qui vend du zinc utilisé dans des crèmes solaires - va nous louer un bureau qui nous servira de boîte aux lettres ". Les clients américains pourront y adresser leurs produits à tester avant que ceux-ci soient expédiés en France. Et EverZinc étant une multinationale présente partout, il s'agit d'un atout de taille pour conquérir le continent... et plus encore.

Si l'affaire s'avère fructueuse, la prochaine étape serait la location d'un laboratoire pour faire les tests sur place. Et Helioscience poursuit sa quête de distributeur. Objectif : "faire le même chiffre d'affaire ici qu'en Europe" l'année 2020 devant marquer celle du décollage au pays de l'Oncle Sam.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :