Himydata, la startup qui apprivoise les données en entreprise, accélère

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(Crédits : D.R)
Fondée en 2018, la jeune pousse basée à Sophia Antipolis, à l’origine d’une plateforme d’intégration pour la gestion et l’exploitation des données et applications en entreprise, passe en phase d’accélération sur trois marchés prioritaires, l’aéroportuaire, le smart building et l’automobile.

Les étapes se franchissent souvent l'une après l'autre. Fondée en avril 2018, la jeune pousse sophipolitaine, lauréate à l'automne dernier du Réseau Entreprendre Côte d'Azur, vient d'être retenue avec onze autres startups régionales pour participer à la nouvelle édition du concours de créateurs d'entreprise BFM Academy. Une sélection de bon augure pour celle qui rejoindra en juin le Village by CA, installée au coeur de la technopole azuréenne afin d'être accompagnée dans sa phase d'accélération. Il faut dire qu'avec sa plateforme d'intégration pour la gestion et l'exploitation des données et applications en entreprise, Himydata s'inscrit pile poil dans l'air du temps. "La donnée est partout, elle règne sur un monde qui se veut hyper-personnalisé, hyper-connecté, hyper-automatisé", relève David Bessoudo, son fondateur. Question business, les perspectives ouvertes apparaissent donc gigantesques, à condition de savoir apprivoiser la data et l'utiliser à bon escient.

Visibilité à 360°

C'est là qu'intervient Himydata. "Nous avons développé une plateforme logicielle qui permet aux entreprises, startups, PME et ETI, d'adresser très simplement tous les enjeux de la connectivité de la donnée". Autrement dit, en se connectant aux outils internes d'une organisation (CRM, ERP...), elle offre une visibilité à 360° de ses données qui, une fois décryptées dans un contexte d'innovation, peuvent se traduire par le développement de nouvelles applications créatrices de valeur. Et ce "de façon très rapide et avec un ROI quasi immédiat", revendique-t-il. Un potentiel qui a fait ses preuves en 2019 au travers de différents projets dans les domaines de l'aéroportuaire, du smart building et de l'automobile, trois secteurs identifiés comme prioritaires par la jeune pousse. Parmi eux, celui mis en place pour l'Imredd (Institut Méditerranéen du Risque, de l'Environnement et du Développement Durable), à Nice, dans le cadre du bâtiment intelligent, qui vise à moduler automatiquement l'intensité des bornes de recharge de véhicules électriques en fonction de la consommation énergétique de l'édifice. "Les données récoltées auprès des compteurs et bornes ont été centralisées sur la plateforme puis analysées pour construire cet outil de supervision", détaille-t-il.

Time to market

Himydata cherche désormais à passer à la vitesse supérieure. "Le time to market est idéal", reprend David Bessoudo. "Nous avons un produit qui répond aux préoccupations des entreprises, qui colle totalement à leurs nouveaux besoins", assure-t-il. Chiffres à l'appui. "Si les entreprises ont compris et pour la très grande majorité attaqué leur transition numérique, beaucoup considèrent leur niveau de digitalisation à seulement 10% de leur capacité". De même, "74% des organisations estiment qu'il est urgent de simplifier et d'améliorer les processus opérationnels, ce qui englobe la compréhension et le traitement de la donnée, la création de nouvelles applications". Et de conclure : "On note un fort engouement autour de la data, de l'intelligence artificielle, mais, en réalité, la capacité des entreprises à innover reste difficile et lourde en investissement. Notre solution vient en rupture et apporte de vraies réponses à cela". C'est pourquoi, Himydata travaille depuis janvier à la constitution d'un réseau de partenaires ESN, intégrateurs et cabinets spécialisés dans la transformation numérique qui viendront s'appuyer sur la plateforme SaaS afin d'accompagner leurs clients dans la mise en œuvre de cas d'usage. L'idée étant "de consolider notre solution et de se développer plus massivement". Mêmes objectifs pour la levée de fonds en cours. Le montant visé : 600 000 euros d'ici à la fin de l'année. Laquelle devrait se clôturer, espère la startup de 6 personnes, sur un chiffre d'affaires approchant les 300 000 euros contre 80 000 euros engendrés en 2019.

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