Coronavirus : l'IHU Méditerranée Infection (et Didier Raoult) persistent et signent

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(Crédits : DR)
Placé sous le feu des projecteurs, les travaux que mène le Professeur Didier Raoult de l'Institut Hospitalo-Universitaire Méditerranée Infection, implanté à Marseille, fait fi des discussions et conjectures sur l'efficacité de la chloroquine en annonçant qu'elle sera bien administrée, en association, aux patients infectés qu'il accueille.

Le communiqué est sobre et précis et les premières lignes disent beaucoup plus qu'on ne pourrait le penser à la première lecture. "Conformément au serment d'Hippocrate que nous avons prêté, nous obéissons à notre devoir de médecin", dit le texte co-signé par le Professeur Raoult mais également par cinq autres médecins.

Ce texte indique que non seulement que tous les malades fébriles qui se rendront en consultation à l'établissement hospitalier bénéficieront de tests afin de diagnostiquer s'ils sont infectés par le Covid-19 mais surtout qu'il sera proposé dès le diagnostic à tous les patients infectés - dont ceux asymptomatiques qui présentent des lésions pulmonaires au scanner - un traitement associant hydroxychloroquine et Azithromycine, ce dernier étant un antibiotique connu pour ses effets antiviraux. Dans le cas d'une pneumonie sévère, un antibiotique à large spectre sera également proposé.

Le CHU de Nice adopte la même démarche

Cette annonce intervient alors que le recours à la chloroquine s'est retrouvée au centre des discussions au cours des dernières heures. Présentée comme une solution pouvant soigner le Covid-19, elle fait l'objet de débats et d'échanges de points de vue au sein de la communauté des professionnels de santé, les uns approuvant son utilisation, les autres se voulant plus prudents, voire méfiants.

L'annonce faite par le ministre de la Santé, Olivier Veran, d'inclure cet anti-paludisme au sein de l'essai européen appelé Discovery - qui teste également un anti-VIH et un anti-Ebola - est perçu comme un signe prometteur. Et réactive l'intérêt pour les travaux de l'IHU et de Didier Raoult.

La démarche est également appuyée par le maire de Nice, Christian Estrosi, qui a confié lors d'un entretien accordé à Nice-Matin avoir été soigné par un traitement à base de chloroquine. De même, le CHU de Nice a annoncé ce 22 mars qu'il allait également proposer ce traitement aux patients infectés.

Un Institut en pointe

De son côté, Didier Raoult, fidèle à lui-même, tient sa ligne de conduite, rappelant le serment d'Hippocrate à ceux qui tergiversent, considérant "qu'il n'est pas moral" que l'association hydroxychloroquine et azithromycine ne soit pas "inclue systématiquement dans les essais thérapeutiques concernant le traitement de l'infection", comme le précise le communiqué.

L'IHU Méditerranée Infection, créé en 2011, dispose d'un bâtiment de 27.000 m2. Avant de faire la Une des médias grâce à ses travaux sur la chloroquine, l'Institut s'était illustré en révélant en 2019 l'origine de la mort du célèbre peintre Le Caravage. Par ailleurs, il a aussi réussi à isoler et identifier 40 % des 2.700 bactéries connues chez l'homme.

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Commentaires
a écrit le 26/03/2020 à 9:37 :
Merci au professeur Raoult, qu'il continue et heureusement que des personnes comme lui existent, ne sont pas dans le moule et suivent leur ligne sans plier. Il a tout notre soutien.
Bravo et vive Marseille et les rebelles, ce sont eux qui font avancer le monde!
a écrit le 26/03/2020 à 6:42 :
Ayant vécu et voyagé de nombreuses années dans les pays équatoriaux (Afrique et Indonésie), j'ai consommé de la flavoquine et de la nivaquine pendant 10 ans et mes enfants ont commencé à prendre de la nivaquine dès l'âge de six mois. Capitaine au long cours j'ai administré, sans ordonnance à mes équipages, de la flavoquine pendant des années lors des voyages en Afrique, sans détecter d'effets secondaires. Mon expérience personnelle apporte un soutien au prof Raoult pour un traitement qui a été utilisé pendant des décennies sur des personnes saines.
a écrit le 25/03/2020 à 21:50 :
Je n'ai trouvé aucune information sur le taux de surmortalité en France ce dernier mois. Il y a eu en moyenne 1600 morts par jours en 2019 toutes causes confondues. Ou en sommes nous aujourd'hui ? C'est pourtant essentiel pour connaitre statistiquement la part dû au coronavirus.
a écrit le 24/03/2020 à 7:56 :
la tres vieille guerre de la nomenklatura parisienne contre la province
mais qui sont ces nabab qu'ils se nomme au lieu de se cacher comme
les membres d' une secte, le citoyen doit savoir
a écrit le 23/03/2020 à 22:36 :
Il nous faudra un Nuremberg Français pour juger ces gens. Tous leurs discours "hors sol", leurs actions contradictoires et les mises en danger volontaires de presque tout le monde sont des preuves à charge. Les Français auront-ils ce courage ?
a écrit le 23/03/2020 à 22:32 :
Il nous faudra un Nuremberg Français pour juger ces gens. Tous leurs discours "hors sol", leurs actions contradictoires et les mises en danger volontaires de presque tout le monde sont des preuves à charge. Les Français auront-ils ce courage ?
a écrit le 23/03/2020 à 18:53 :
BRAVO !!!! 🙏🙏🙏🙏
a écrit le 23/03/2020 à 11:54 :
n étant en rien spécialiste du sujet.... comme tous les français et les autres, d ailleurs, il y a de quoi légitimement s interroger...
le professeur Raoult a le mérite de bousculer l ordre des choses, partant d une certaine légitimité semble t il...

ceci étant, même dans l urgence, on peut comprendre que les autorités soient quelques peu précautionneuses avant de recommander telle ou telle thérapeutique

comme le dit quelqu un ici, l Afrique semble, pour l instant, quelque peu épargnée.... et en même temps est grande utilisatrice du médicament en question... y a t il une relation? ou l afrique n est elle que... simplement en décalage du reste du monde...?

de nombreuses recherchent se basent sur de l existant, pour trouver la parade immédiate..... cette molécule en fait partie... l ignorer serait une faute... des essais en vraie grandeur démarrent aujourd'hui..... ayons la patience d attendre un peu....

étonnamment, en Chine, hors "importation" le virus ne contaminerait plus..... vraie question dans un pays de 1.4 milliards d habitants avec foyers multiples, ou le confinement drastique n a été que partiel sur le plan géographique.... ça pose aussi question.....la pollution nourirrait elle le virus... et quand elle disparait le virus disparait avec?
a écrit le 23/03/2020 à 10:14 :
Sans compter que le principal effet secondaire de l'inaction, c'est la mort.

Donc Raoult a raison de ne pas rester les bras croisés à attendre dans le désert des tartares
Réponse de le 23/03/2020 à 19:01 :
Je suis tout à fait d'accorde avec vous : l'attente c'est la mollesse !!!
Le discours de M. Macron : je vais être très clair.... je vais vous parler en toute transparence ..... etc.

Comme disait mon beau père : pas tant de je t'aime et plus de sincérité.
(étymologiquement : sans cire)
Ici nos gouvernement successifs et variés en sont farcis de cire....
a écrit le 23/03/2020 à 9:05 :
En ce qui concerne de l'inaction du gouvernement à utiliser le protocole préconisé par le Professeur Raoult, cela est parfaitement criminel.
Des millions de personnes utilisent ou ont utilisé la chloroquine et ne sont pas décédés contrairement aux personnes touchées par le coronavirus.
Les effets secondaires semblant venir de surdosage.

Cela met un doute sur la volonté réelle de ce gouvernement, et des liens qui peuvent l'unir avec certains groupes pharmaceutiques, et les contreparties dont il pourra bénéficier.

Le pouvoir et l'enrichissement personnel de certains semblent passer avant la priorité de soigner nos malades.
Réponse de le 23/03/2020 à 14:07 :
"Cela met un doute sur la volonté réelle de ce gouvernement, et des liens qui peuvent l'unir avec certains groupes pharmaceutiques"

C'est bon faut arrêter deux minutes la théorie du complot et raison garder, vous avez des neurones, servez-vous en !

Le gouvernement ne peut pas décréter une utilisation massive d'un médicament sans aucune base scientifique, ce n'est pas leur travail, ils sont politiciens, pas médecins !

Après je doute qu'il (le gvt) ne fasse quoi que ce soit pour interdire que les hôpitaux aient recours à ce médicament.

Sérieux c'est gonflant ce genre de message juste pour accuser, tranquillement derrière son écran.
Réponse de le 23/03/2020 à 14:49 :
Le principe du gouvernement, c'est de demander aux gens qui pensent avoir la maladie (on ne les teste pas...) de rester chez eux et de n'aller à l'hôpital que quand ils sont dans un état grave et qu'ils risquent de mourir. A ce moment-là, ils doivent aller à l'hôpital...
Curieux gouvernement et curieuse médecine...

Peut-être qu'il faut attendre que Brigitte soit touchée par le virus pour que Macron décide de faire avancer les choses...
Réponse de le 23/03/2020 à 16:08 :
Je souscris volontiers à votre analyse de la situation!
Est-ce que le gouvernement tente de contraindre les médecins à renoncer à leur serment d'Hippocrate pour des raisons aussi peu inavouables que celles que vous évoquez? On peut aussi en évoquer d'autres: celle de faire diminuer de manière drastique la population des "faibles", non rentables économiquement! Etant donné que ce virus est réputé plus dangereux pour les personnes âgées, ce serait autant de retraites en moins à la charge de l'Etat!
Pire, n'est-on pas en train d'assister à l'instauration d'une dictature, sous le prétexte de préserver la santé publique, en excluant les autres moyens qui sont à portée de main dont l'administration de la chloroquine?
Réponse de le 23/03/2020 à 19:05 :
En ce qui me concerne je n'ai plus de doute.....

Sans compter que vous imaginez les écono-croques qu'ils vont faire sur les retraites à ne plus verser ???

Ils réfléchissent simplement comment ils vont continuer à s'enrichir bien au chaud entre-eux.......
a écrit le 23/03/2020 à 8:46 :
Légalement, il ne doit pas y avoir de problème (notons que les médecins ayant prescrit le médiator en dehors de son AMM n'ont pas été poursuivis). Et après plus de 50 ans, on connait bien la chloroquine (nivaquine), ses doses limites etc.. La société civile se doit d'avancer, car trop de politiques sont dans le baratin (ma soeur, médecin anesthésiste dans le sud ouest attend toujours ses masques en principe livrés ce matin)... Les déficiences de nos administrations sont trop CRIANTES! PS. On pourrait peut-être envoyer dans les campagnes nos fonctionnaires pour récolter les fraises qui vont arriver à maturité? Puis viendra le muguet très en avance cette année...
a écrit le 23/03/2020 à 8:43 :
Bien qu'ayant pris de la chloroquine pendant des années ou je vivais en zone paludéenne et convaincu de l'immense compétence du CHU de Marseille en maladies tropicales et autres virus exotiques ; les résultats mêmes annoncés par le Pr Raoult, " seulement un quart des 24 patients tests de l'IHU Méditerranée Infection à Marseille étaient encore porteurs du virus..." appellent à la prudence...Que sont advenus les autres ?
Largement au deçà des 1 à 3 % de morts, sans chloroquine. La chloroquine est une molécule connue de tous les médecins, mais ils savent aussi qu'il peut y avoir des effets secondaires, associés avec d'autres molécules antibiotiques, et d'autres molécules sont en cours d’essai...alors prudence : seule une étude à grande échelle et des médecins peuvent décider et surtout pas les politiques comme Trump.
Et la CDC et la FDA aux USA valideront de la même façon que l'Inserm en France tel ou tel remède, et il en aura probablement plusieurs en fonction de la capacité à les produire.

Sinon, j'ai entendu dire par un ami qui connait quelqu'un qu'a vu l'ours, que les gousses d'ail étaient efficaces. En ces périodes de confinement, aucun risques, c'est le moment d'essayer :-)
a écrit le 23/03/2020 à 7:36 :
Aux Professeur Raoult et à ses collègues qui accomplissent une oeuvre majeure pour l’humanité en luttant contre les maladies et contre l’immobilisme de certains « conseillers » et « décideurs ».
a écrit le 23/03/2020 à 4:30 :
Profond respect pour vous Professeur Raoult, vous avez le courage de faire quelque chose, nous avons perdu déjà un mois de lutte contre cette maladie. Nous sommes avec vous, et sortez nous de cette torpeur defaitiste et des mesures moyens ageuses et punitives que nous subissont de jours en jour
a écrit le 23/03/2020 à 1:14 :
Bonjour,
ne serait-il pas possible que les citoyens enjoignent -par voie de pétition ?- le gouvernement de procéder au plus tôt un dépistage systématique de la population ?
a écrit le 22/03/2020 à 23:15 :
Concernant l'extension de la pandémie, l'Afrique de l'W et subsaharienne semblent contenir la contamination. Terres de prédilection du paludisme où la population se protège soit par prise régulière d'antipaludéen comme la chloroquine ou autre ou parce qu'elle a développé des anticorps comme les immunoglobulines, les stat à ce jour sur la progression du covid19 pour chacun de ces pays sont très faibles.
Par ex au Nigéria, on ne recense à ce jour que 22 cas avérés sans aucun décès depuis le 1er cas enregistré le 28 fév pour une population de 200 millions avec Lagos comme ppale métropole africaine de plus de 20 millions d'hab qui abrite les bidonvilles parmi les plus importants d'Afrique.
De là, à faire le lien entre la résistance au palu et la résistance au virus, il n'y a qu'un pas que la prudence et la rigueur scientifique interdisent, mais qui donnent des signaux, des pistes de recherche à creuser.
Et si les test à l'hydroxichloroquine sont concluants à gde échelle pour lutter contre ce virus, l'analyse de la corrélation sur la résistance à ces 2 infections pourrait être envisagée.
a écrit le 22/03/2020 à 23:04 :
Mon profond respect à cette équipe qui ose.
a écrit le 22/03/2020 à 23:03 :
Enfin la médecine s'autonomise par rapport à la bureaucratie et à la disette budgétaire qu'elle lui impose. Le Sars-Cov-2 commence à réformer la France dans le sens de l'efficacité. Merci aux médecins et au personnesl soignant qui retrouvent ainsi le sens de leur vocation au sevice des malades. Le principe de précaution appliqué à la médecine d'ugence a ses limites. On découvre alors que le parapluie ne remplace pas les équipements et matériels de diagnostic, de soin et de traitement médical.

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