Open Map ou quand l'Université Côte d'Azur mesure l'impact environnemental du Covid-19

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(Crédits : Pixabay / CC)
De son nom complet Open Map of the Global Pause, cette cartographie veut inscrire dans le marbre – de façon numérique et collective – les conséquences positives de l'épidémie sur la santé de la planète. Pilotée par l'UCA elle est évidemment à considérer comme un outil pédagogique et pourquoi pas, de levier pour la recherche.

L'idée est née des milliers de messages, photos, témoignages postés ici et là sur les réseaux sociaux ou ailleurs, montrant preuves à l'appui que les conséquences de l'épidémie qui touche la planète entière sont parfois aussi positives. Il y a celles sur les réflexions du monde d'après et il y a aussi celle sur un monde, très concret, bel et bien là, appelé environnement.

Parce que donc la réapparition d'oiseaux dans les villes, la pureté retrouvée des eaux et notamment celle des canaux de Venise où une méduse géante s'y est perdue, un air plus respirable en sont des preuves concrètes, s'est concrétisé le projet de graver dans le marbre, en quelque sorte, ce phénomène aussi inattendu que savouré. Pas juste pour le plaisir de conserver un moment qui appartiendra à l'Histoire mais aussi pour en faire un outil pédagogique. Et plus si affinités.

Générer des parcours de lecture

L'idée c'est Samira Karrach, directeur des projets transversaux au sein de l'Université Côte d'Azur qui l'a eue. "La nature a rejaillit de façon rapide et surprenante. Le but de la cartographie est de créer une mémoire du maintenant".

Une mémoire active, puisque comme son nom l'indique, Open Map est collaborative - tout un chacun peut y épingler son témoignage quelque forme qu'il prenne - et disponible en open source. Pour la partie technique, l'Université Côte d'Azur s'est rapprochée de CartONG, une organisation basée à Chambéry, spécialisée dans la gestion de l'information, notamment celle qui concerne la géographie, la collecte de données et le traitement de celle-ci.

Si le principe peut paraître amusant et relais de ce qu'il se passe sur les réseaux sociaux, derrière la démarche il y a le but pédagogique. Samira Karrach dit bien qu'il ne s'agit pas d'une démarche scientifique, mais d'un outil à s'emparer "pour qui voudra", pouvant générer des "parcours de lecture".

En effet, les témoignages postés permettent de considérer les phénomènes climatiques qui se sont produits et peuvent aussi être une source de réflexion pour un niveau plus sociétal. "Beaucoup d'innovation sociale a vu le jour grâce au Covid-19. Des moyens de livraison de denrées alimentaires ont été créés, des objets ont été détournés de leur usage premier pour servir les besoins médicaux immédiats", souligne Samira Karrach. On pense aussi aux écoles, qui disposent là d'une carte à la fois géographique et historique....

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