Les Champignons de Marseille, preuve de concept de l’agriculture urbaine

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(Crédits : DR)
Installée à Marseille, cette association cultive dans le sous-sol d’un lycée des champignons qu’elle distribue en circuit court. Face à une demande accrue, elle entend se structurer et doubler sa surface de production tout en diversifiant son offre. Elle espère ainsi montrer que l’agriculture urbaine est une économie à part entière.

La pluie de ces derniers jours a fait son petit effet. Ce matin, dans ses locaux situés au sous-sol du lycée horticole des Calanques, ce sont plus de trente kilos de pleurotes qu'a récoltés Nicolas d'Azémar. Pour les shiitakés, ces champignons japonais vedettes des magasins bio qu'il cultive dans la pièce voisine, il faudra attendre encore un peu.

Voilà deux ans qu'est née l'association créée pour proposer une offre locale sur le marché des champignons. "Lorsqu'on achète des champignons de Paris ou des pleurotes, au mieux ils viennent d'Italie, au pire d'Europe de l'Est ou de Russie ". Avec un impact sur le goût puisqu'au fil du transport, ils se gorgent d'eau. Restent les champignons sauvages mais ils ont l'inconvénient d'absorber toutes sortes de polluants. D'où l'intérêt d'une culture en lieu clos.

Aliment du futur

D'autant que le champignon a tout de l'aliment du futur. Relativement facile à cultiver, il est plébiscité pour ses qualités nutritives associées à un faible niveau de calories. "Des chercheurs développent des camemberts de mycélium pour les spationautes", le mycélium étant la partie végétative du champignon. "On en utilise aussi pour casser des atomes d'hydrocarbures et dépolluer les sols"....

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