Johan Bencivenga, de l'UPE 13… à la mairie de Marseille ?

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(Crédits : DR)
La démission, annoncée par voie de communiqué, du patron des patrons provençaux n'a peut-être pas surpris le landernau local mais il rebat tout de même sacrément les cartes. Car si pour l'heure rien n'est affirmé, c'est pour se lancer dans la course aux Municipales que celui qui aussi été président de la FBTP13 abandonnerait son mandat. Etiqueté LREM.

C'est peut-être la confirmation d'une rumeur, vivace durant l'été, qui s'est un peu amoindrie à la rentrée de septembre : Johan Bencivenga serait LE candidat favori du président de la République, Emmanuel Macron pour conduire la liste LREM lors du scrutin municipal de mars prochain. Une rumeur très commentée, partira, partira pas... ? Finalement partira. En tout cas, Johan Bencivenga est depuis ce 7 octobre bel et bien parti de l'UPE13. C'est un conseil exécutif qui l'a entériné, portant à la présidence par intérim, Philippe Korcia, qui parmi ses mandats, a notamment été président de l'UPE13 Pays d'Aix avant d'être Président du Conseil d'administration de l'URSSAF PACA. Un homme qui connaît donc bien la maison et le job.

Marathon électoral

Pourquoi quitter la présidence de l'organisation patronale ? C'est bien la question en filigrane qui se pose. Elu en 2015, celui qui était précédemment président de la Fédération du BTP13, n'interrompt sans doute pas son mandat pour quitter l'écosystème. Il le dit lui-même, cité par le même communiqué qui annonce son départ, il reste "animé d'une volonté d'action et de dépassement" qui va prendre la forme "d'une autre forme d'engagement pour le bien des entreprises, et plus largement pour celui de Marseille et de notre territoire".

On imagine aisément que cela pourrait être l'engagement dans la course aux Municipales. Une course au long cours. Un marathon même si le temps imparti pourrait faire penser qu'il s'agit d'un sprint.

A la tête de l'UPE13, Johan Bencivenga peut revendiquer quelques opérations originales telles The Choice, principe calqué que The Voice mais appliqué à l'encouragement à l'entreprenariat pour les jeunes issus des quartiers difficiles. Lors du dernier entretien accordé à La Tribune, au printemps dernier, il évoquait la création d'un fonds de dotation pour "développer l'économie", l'envie de donner naissance à une place financière et d'être un territoire davantage "blue et green".

Des sujets qu'il a repris lorsqu'il rejoint également au printemps dernier le groupe de travail de Martine Vassal, issu de la société civile et baptisé Marseille Métropole Audacieuse, expliquant qu'il fallait faire du port et de l'aéroport "des tremplins d'une vraie stratégie à l'international", "développer une stratégie d'image et se doter d'un outil stratégique de "place branding" et que la méthode c'était la "mobilisation générale privé/public". De la stratégie, encore de la stratégie.

Pas encore le bon candidat ?

Des idées qui constitueront sans doute des éléments de son programme économique. S'il va jusqu'au bout du processus. Quelle serait son équipe ? Ses soutiens ? Dans le sondage La Tribune, Elabe, BFM TV, publié le 27 septembre dernier, sa notoriété atteint 2 % des inscrits, démontrant que on a beau être connu dans le monde économique, il n'en va pas de même dans la sphère politique et surtout auprès de Monsieur et Madame Tout le monde. Du côté de LREM, les candidats à la candidature déclarés, Yvon Berland comme Saïd Ahamada contactés par La Tribune, n'ont souhaité commenter ce qui demeure selon eux, pour le moment une "simple" démission d'un syndicat patronal.

Seule Alexandra Louis, députée de la 3ème circonscription Bouches-du-Rhône redit que pour LREM "l'enjeu est extrêmement fort" et qu'une candidature féminine venue de la société civile serait (aurait ?) été la bienvenue afin de correspondre à l'idée de renouvellement porté par Emmanuel Macron. Mais qu'il faut lever les blocages. Un message pour Corinne Vezzoni, un temps annoncé comme candidate à la candidature mais très discrète depuis ? Quid de la CNI ? "On attend que les choses se clarifient", commente Alexandra Louis, pressée d'entrer dans le vif du sujet de la campagne. Sur la liste des prétendants, "ne figure peut-être pas encore le bon candidat", glisse-t-elle. Reste donc à guetter les prochains dépôts de dossier... Le suspens est total (ou presque).

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