A Marseille, Yvon Berland veut que le maire soit "un facilitateur" économique

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(Crédits : DR)
Chef de file de la candidature LREM dans la Cité phocéenne, l'ancien président d'Aix-Marseille Université veut notamment capitaliser sur sa connaissance du monde académique pour renforcer le monde économique et entend lancer, côté emploi, "un choc de compétences", qui concerne notamment le numérique.

"Je suis un bâtisseur et je veux faire rayonner la ville aux yeux du monde" dit Yvon Berland . A Marseille, c'est donc lui qui porte les couleurs de LREM pour le prochain scrutin municipal. Il faut dire que le parti a mis en certain temps avant de choisir son candidat. C'est donc donc l'ancien président d'Aix-Marseille Université, devenue la plus grande université francophone du monde sous son mandat qui s'y colle. L'éducation, constitue d'ailleurs, une grande partie de son programme.

Mais l'un des thèmes dont s'emparent tous les candidats, c'est celui de l'attractivité, considérée par tous comme insuffisante, à renforcer, à amplifier. L'économie, de ce point de vue, est une part essentielle.

"Une ville comme Marseille doit avoir une stratégie pour attirer les entreprises, de toutes tailles et attirer les talents", pose Yvon Brerland qui considère que "Marseille est en retard par rapport aux autres villes de son envergure".

Et de dire aussi que les acteurs économiques, quels qu'ils soient, CCI AMP ou UPE13, "malgré leur implication, n'ont pas obtenu une écoute suffisante".

Renforcer les compétences clés

Et puis côté attractivité c'est "moins les entreprises que les talents" qui manquent à la deuxième ville de France, affirme le candidat LREM qui a donc un plan pour combler les trous dans la raquette. Mais qui pose avant tout, le diagnostic : à Marseille, deux fois moins d'étudiants sont en école d'ingénieur par rapport à la moyenne nationale, un actif sur deux ne possède pas de baccalauréat et 60 000 emplois sont non pourvus dans le  secteur privé, comparé, encore une fois aux métropoles de même poids. "Il faut créer un choc de compétences", estime Yvon Berland. "De nouveaux métiers vont apparaître d'ici 2030, que nous ne connaissons par encore, il faut les anticiper". Seraient donc créée une grande école inclusive, baptisée M11, offrant une souplesse de formation pour préparer justement à ces nouveaux métiers, encore inconnus par définition et pour "privilégier la venue de jeunes qui ne considère pas avoir un avenir d'employabilité". Et comme le numérique est le nerf de la guerre, l'idée affichée est de former 2 000 personnes par an à ces métiers spécifiques.

Startups et PME sont bien évidemment à chouchouter et l'ancien président d'université de rappeler que la Cité de l'innovation et des savoirs représente bien sa vision, celle de créer des liens entre le monde de l'entreprise et celui de la recherche. "Notre rôle n'est pas de fonder des entreprises mais de créer les conditions pour qu'elles puissent voir le jour". Et parce que startups et PME c'est pas tout à fait pareil, chacune aura, si le scrutin est favorable à LREM, son propre adjoint au maire.

Pas couteau suisse...

"Je veux discuter avec les sachants", appuie Yvon Berland. "Quand on est maire, on n'est pas couteau suisse". Comprendre, on ne peut pas être expert en tout. D'où l'intérêt d'aller chercher le savoir là où il se trouve. En l'occurrence, cela se traduirait par la constitution d'un comité stratégique économique d'intérêt général, mêlant acteurs économiques et élus, pour "construire ensemble le développement économique du territoire".

Si le numérique est un vecteur où Marseille peut s'affirmer, Yvon Berland assure qu'il faut devenir référent pour tout ce qui concerne le développement durable. Une Green Valley pourrait donc s'installer dans le périmètre de Château Gombert.

Autre dada, le GPMM. Le Grand Port de Marseille dont il faut dit le candidat, "renforcer l'attractivité" via "une nouvelle charte ville-port". Mais aussi "que le maire siège au conseil de surveillance. Ce n'est pas un conseiller qui doit le représenter".

...Mais VRP

"J'ai échangé avec le monde économique, et tous me disent combien il est difficile d'effectuer des démarches administratives", pointe Yvon Berland qui, à l'instar de ce qu'a mis en place la Région, veut créer un guichet unique, pour en faire l'interlocuteur qui parle aux entreprises sans compliquer la chose. Ne pas oublier la force que représente le positionnement en Méditerranée. Evidemment pour Yvon Berland, Marseille doit être "le pont entre l'Europe et l'Afrique". Ce qui est appelé régulièrement des vœux d'a peu près tous les acteurs économiques... "Il faut travailler avec la CCI", qui prévoit une Maison de l'Afrique mais qui surtout porte AfricaLink, l'association des chefs d'entreprises africains et français. Bref, "il faut que le maire soit un coordinateur. Il faut occuper le terrain".

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Commentaires
a écrit le 04/03/2020 à 11:50 :
Ah parce qu'il n'est pas que ça actuellement déjà ???

La vache, les élections et sa cohorte d'aberrations commencent...

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