Jean-Philippe Agresti : "Pour que Marseille attire, il faut que Marseille s'aime elle-même"

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(Crédits : DR)
Engagé auprès de la candidate Martine Vassal, le doyen de la faculté de droit d'Aix-Marseille Université continue de plaider pour une ville plus ouverte, tournée davantage vers le citoyen et qui fasse figure de proue en termes d'attractivité, de formation de ses talents et de soutien à l'entreprenariat, désigné triptyque gagnant.

Il a longtemps réservé sa position. Réfléchit avant "d'y aller" ou pas. C'est auprès de Martine Vassal, la candidate LR que Jean-Philippe Agresti a choisi de s'engager. Pour des raisons précises.

D'abord, il le dit, "j'ai toujours été attiré par la chose publique. La République m'a beaucoup apporté. Je veux lui rendre ce qu'elle m'a donné. L'Histoire du droit et l'Histoire politique m'ont amené à porter une réflexion sur la chose publique. J'ai toujours eu envie de l'engagement politique", explique, en préambule Jean-Philippe Agresti. Mais pas sans deux critères indispensables, ajoute-t-il, ne pas être dépendant de la situation politique - comprendre être "installé" professionnellement - et s'engager pour un mandat que si celui-ci est d'envergure locale.

"Le local permet de conceptualiser un projet de ville", explique-t-il. Le choix de rejoindre Martine Vassal c'est fait, finalement, de façon assez naturel. "Nous avons échangé ensemble lors du projet de fusion Département-Métropole. Nous nous sommes appréciés sur le plan humain, au-delà du plan professionnel". Et puis, "j'ai toujours plaidé pour une union municipale". Plus encore, "Martine Vassal me paraît être la seule capable de barrer les extrêmes".

Répondre aux transformations

Sur le projet économique, Jean-Philippe Agresti estime qu'il doit permettre "le changement et le développement de Marseille". Et que l'imbrication Ville-Métropole est indispensable. Car l'emploi, l'environnement, l'inclusion éducative, culturelle, sportive... tout cela est intimement lié.

L'inclusion entreprenariale aussi. Qui doit correspondre "aux transformations des structures familiales" dit-il. "Comment les collectivités peuvent répondre aux nouvelles exigences de la famille et les faire concilier avec les volontés entreprenariales. Comment par exemple, une maman qui élève seule ses enfants, peut-elle envisager d'être chef d'entreprise ?"

Où on en vient à la question de l'attractivité. "Pour que Marseille attire, il faut que Marseille s'aime elle-même". Ce qui comprend le sujet sensible de la propreté. Pour cela, le doyen de la faculté de droit révèle s'être inspiré de villes ayant réussi à transformer la problématique comme Bogota, Naples ou New York, ainsi que de la théorie du carreau cassé. Mais pour améliorer l'attractivité, "il faut montrer très vite que les infrastructures, les écoles et les transports, évoluent, correspondent à une qualité de vie. Il faut absolument développer une confiance et pour cela il faut des élus et des personnes publiques exemplaires". En finir aussi avec "c'est pas possible" et "c'est pas moi c'est l'autre". C'est à ce titre que Marseille gagnera en leardership. "Il n'est pas question de gommer les spécificités, mais de devenir le leader naturel. Marseille doit être au cœur de l'Europe et être le point d'entrée et de sortie sur la Méditerranée". Être capable de faire aussi bien que le Maroc, devenu le hub économique de l'Afrique. "Marseille doit jouer le même rôle".

  L'avant-garde, avant tout

Et puis il faut capitaliser sur les richesses : le CHU, l'AMU... Et le transfert de technologie. Faire en sorte que "la recherche publique ne soit pas en décalage avec ce qu'attend le monde de l'entreprenariat. La recherche fondamentale ne soit pas disparaître mais il faut trouver le juste équilibre, celui à partir duquel les deux mondes se comprennent".

Favoriser l'employabilité, si importante quand les entreprises s'installent sur le territoire. Organiser des Assises de la formation. "Marseille doit être à l'avant-garde des métiers demain". Car "il faut pouvoir recruter localement". Numérique, intelligence artificielle... la Cité phocéenne "dispose de tous les atouts pour devenir un point central du développement économique". A condition de réussir répète Jean-Philippe Agresti, le "travailler ensemble".

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