IA, mobilité, nautisme, les trois briques du programme de Jean Leonetti

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(Crédits : DR)
Quand on dispose d'un (gros) bout de Sophia-Antipolis dans son giron, d'un port qui se revendique du IIIème Millénaire et que la mobilité est un défi, comme partout ailleurs, il faut savoir jouer intelligemment de la technologie et des atouts naturels. C'est ce délicat équilibre que promet le maire d'Antibes, candidat à sa réélection.

On l'a laissé aux manettes de son parti politique - Les Républicains - alors en crise. Mais s'il a accepté des responsabilités nationales, la priorité de Jean Leonetti, c'est toujours Antibes Juan les Pins. Il le dit souvent et le répète dès qu'il le peut. Et s'il est élu lors du prochain scrutin, ce sera son sixième mandat municipal. Une sorte de boucle à boucler et c'est ce qui se ressent de son programme économique.

IA et concrétisation

Evoquer Antibes, c'est forcément évoquer Sophia-Antipolis. Si beaucoup ignorent que la technopôle n°1 en Europe est en fait un puzzle fait de plusieurs bouts de territoires, immanquablement, c'est Antibes que l'on associe à Sophia-Antipolis. Un territoire très investi dans l'intelligence artificielle comme le prouve l'attribution d'un Institut 3IA mais qui avait déjà appuyé sur cette compétence lors de ses 50 ans, créant un SophIA Summit, pérennisé depuis. C'est dire si la présence de David Simplot, l'ex-directeur de l'INRIA et de l'Institut 3IA, sur sa liste, est loin d'être anodine. Une présence, quasi logique, qui est la concrétisation des liens noués à la fois lors de la célébration des 50 ans de la technopôle comme dans le processus de candidature du 3IA. Une façon aussi de faire passer l'IA dans le quotidien des administrés. Car c'est bien cette idée que Jean Leonetti défend. "Nous avons noué tous les deux des liens pas que académiques, mais amicaux aussi. David Simplot est l'un des génies de l'IA, c'est l'un de ceux qui connaît le mieux ces sujets" et c'est donc sa connaissance qui va aider à la mise en place d'expérimentations concrètes sur des sujets de facilitation du quotidien pour les citoyens, d'environnement ou de nautisme.

A bon port

Sophia-Antipolis, qui connaît des problématiques de mobilité que le bus-tram - au gaz - qui dessert une partie de la technopole va résoudre plus largement dès 2023 reliant le parc technologique au centre ville. Les parkings multimodaux, le développement d'itinéraires de pistes cyclables, sont d'autres axes qui seront développés. "Les problématiques qui concernent Sophia-Antipolis, sont des problématiques liées à la croissance. Il est évident que lorsque nous sommes leader, il faut accélérer pour le rester. Il faut aussi combler les besoins à la vitesse de la croissance économique, vitesse qui n'est pas celle de la gestion administrative".

Autre infrastructure à bichonner, le port du IIIème millénaire, projet mené avec la Chambre de commerce et d'industrie Nice Côte d'Azur, lie nautisme et innovation. Le nautisme, "filière que l'on doit développer car elle brasse beaucoup d'autres métiers, dont des métiers liés au numérique" et puis parce que le port, évidemment, est un "élément d'attractivité de la ville". Et qu'il génère tout de même 18 M€ de retombées annuelles.

Si Gallice et Vauban participent à la nouvelle urbanité d'Antibes, le projet dit Marenda-Lacan, situé au cœur de la cité, non loin de là, redessine un quartier en "amenant les cinémas en centre-ville. Habituellement les multiplexes se situent en périphérie des villes. Ici ils sont dans la ville, avec des boutiques en proximité, du logement permanent et du logement en accès libre qui a été le choix de 60 % d'Antibois", détaille Jean Leonetti, ravi de cet exemple "du renouveau économique et commercial du cœur de ville". Niveau commercial justement, non ferme et définitif a été fait au projet présenté par l'hypermarché Carrefour. "Nous nous sommes opposés avec la CCI à ce qui était un projet d'extension. Les offres en matière commerciale doivent se faire dans une concurrence acceptable".

Mise en réseau

Le tourisme est un autre des axes qui nourrissent l'économie. "Nous avons fait le pari d'un tourisme culturel", rappelle le candidat LR qui envisage la création d'un Carnaval Nouvelle-Orléans, en référence au Jazz à Juan qui se tient chaque été dans la pinède juanaise. "Nos liens avec la Nouvelle-Orléans se sont resserrés", explique Jean Leonetti, qui voit dans ce nouvel événement, une façon également de se différencier en matière événementielle. Se différencier passe-t-il aussi par l'implication dans le pôle métropolitain constitué avec Cannes et Grasse ? "Nous devons franchir une nouvelle étape. Ensemble, nous avons des pôles d'excellence à mettre en commun et on essaie de faire avancer les projets. Nous n'avons pas l'intention de nous constituer en métropole mais plutôt en réseau. C'est ce qui fait la richesse de la diversité". Et aussi un atout d'attractivité.

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