Pourquoi Ragni plaide pour l'éclairage raisonné

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(Crédits : DR)
La PME installée à Cagnes-sur-mer, spécialisée dans l'éclairage public, défend l'idée d'une lumière qui comme l'agriculture serait utilisée en faisant appel au bon sens plutôt qu'aux usages cloisonnés. Une idée qui va bien avec les économies d'énergies mais pas seulement.

Penser l'éclairage comme on pense l'agriculture, en faisant appel au bon sens et aux pratiques adaptées aux usages, c'est-à-dire personnalisées, c'est l'idée que promeut l'entreprise dirigée par Marcel Ragni. Et tout est parti de la mise en place d'une stratégie RSE. Il y a tout d'abord eu la participation au programme Performance Globale, mené par la CCI Nice Côte d'Azur, en 2015, un premier pas qui a surtout permis de faire passer le message RSE auprès des employés. Et de faire de cette Responsabilité, un axe autant de développement externe, que de politique interne et de différenciation sur le marché.

Définition complète

"L'éclairage raisonné, c'est tenir compte de l'ensemble des écosystèmes quand on met en place un système d'éclairage. C'est la recherche de solutions sur mesure et réfléchie aux problématiques. Le raisonnement implique une interrogation sur les besoins d'éclairement, sur les pratiques sociales actuelles, les rythmes urbains, les besoins de chaque écosystème concerné. Elle se traduit par l'offre de solutions pensées pour répondre au mieux aux variations de besoins. Ça passe par la gestion de l'éclairage, l'écartement des points lumineux, la rénovation avec un recours systématique à la LED", explique Charlotte Faure, responsable RSE au sein de la PME. Et justement, "notre objectif est de démocratiser la LED". Sur le sujet, l'innovation est passée par là, avec des LED ambrées, donc moins perturbatrices. D'ailleurs pas seulement pour l'humain mais aussi pour les animaux. Car la RSE c'est aussi prendre compte les espèces animales et leurs besoins. "On évoque toujours l'éclairage via les économies d'énergies, mais on parle moins du respect de la diversité".

Culture de l'indicateur

Et ce positionnement a un double avantage. D'abord il séduit les collectivités locales - les clients de Ragni - de plus en plus sensibles à la prise en compte globale de la RSE dans leur démarche d'éclairage. Mais pour la PME c'est aussi la capacité à se distinguer immédiatement car capable de répondre à certaines clauses contenues dans les appels d'offres, certaines environnementales, mais d'autres plus sociales. Pour autant, quel est l'impact réel sur la prise de parts de marché ? Difficile à quantifier sans indicateurs précis. Un suivi que Ragni va développer rapidement en interne. D'autant la norme Iso 9001:2015, certification que l'entreprise va adopter, exige précisément la mesure des performances. "La culture de l'indicateur n'existe pas toujours dans l'entreprise", soulève Charlotte Faure, alors que "cela permet d'impliquer davantage de salariés dans la politique de gestion".

Ne pas éteindre la nuit

Et puis il y aussi les idées reçues. Dont celle qui veut qu'éteindre les éclairages la nuit est la parfaite façon de générer des économies d'énergies. "Les raisons économiques sont souvent avancées pour expliquer ce choix, mais ce geste diminue de moitié la durée de vie du produit", souligne Charlotte Faure. "Alors que l'emploi de la LED génère davantage d'économies et que son usage est arrivé à maturité". Ne pas éteindre la nuit, un cheval de bataille qu'enfourche depuis quelques temps déjà, Marcel Ragni. En éclairage, le changement (de mentalités) c'est maintenant.

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