Sylvain Theveniaud : "Nous voulons être un catalyseur d'innovation"

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L'accélérateur Allianz vient de démarrer l'accompagnement de sa seconde promotion comprenant six start-ups
L'accélérateur Allianz vient de démarrer l'accompagnement de sa seconde promotion comprenant six start-ups (Crédits : DR)
Le directeur de l'accélérateur Allianz, installé au sein de l'Allianz Riviera à Nice, détaille la stratégie de l'assureur, entre le choix des start-ups et comment il compte capitaliser sur leur degré d'innovation.

Le 3 décembre dernier vous annonciez la seconde promotion de l'accélérateur, soit six start-up qui vont bénéficier de votre programme d'accélération. Une sélection moins "locale".

En effet, pour le Batch#1, nous avions délibérément choisi d'être très local. Aujourd'hui nous augmentons l'ambition de l'accélérateur en accueillant des start-up qui viennent d'autres régions, et même de l'international puisque l'une d'entre elles est londonienne. Nous ajoutons aussi de manière officielle le thème des fintechs. Notre ambition est de sélectionner les meilleures start-ups.

Comment la sélection des start-ups s'est-elle effectuée ?

Nous avons reçu une centaine de candidatures, suite à nos appels faits notamment via une plateforme répertoriant les différents programmes d'accélération. Certaines candidatures ont été cooptées par les start-ups de la première promotion, d'autres nous ont été préconisées par les salariés d'Allianz, auprès desquels une forte évangélisation a été menée afin de les inciter à repérer et analyser les jeunes pousses pouvant avoir un intérêt. Nous avons d'abord présélectionné douze candidates puis un jury d'une dizaine de spécialistes, composé de représentants de nos partenaires que sont IdInvest, bpifrance, Allianz Worlwide Partners (filiale dédiée aux activités BtoBtoC NDLR), ont effectué le choix final.

Il ne suffit pas d'être une start-up pour être intégrer l'accélérateur, quels sont les critères essentiels retenus ?

Les entreprises doivent générer un revenu, avoir un marché, un produit et avoir déjà réussi une première levée de fonds. Sa capacité à prendre une envergure internationale est aussi appréciée. L'ambition de l'équipe, sa qualité, sa maturité sont également pris en compte. Même si dans certains cas nous avons fait quelques exceptions. C'est le cas par exemple d'Everledger, basée à Londres, dont l'innovation repose sur le blockchain. Ceci est un sujet que nous souhaitons approfondir, dont le processus intéresse le secteur de l'assurance. C'est également le cas avec Wever, qui développe le covoiturage dynamique : il y a une synergie potentielle avec le secteur de l'assurance, son innovation a à voir avec l'assurance de demain.

Comment se déroule l'accompagnement qui a débuté ce mois de décembre pour une durée de 5 mois ?

Le premier mois est consacré à l'immersion et le diagnostic, le second mois nous travaillons sur le produit et le marché, puis c'est au tour du business développement et de la levée de fonds. Nous consacrons une journée au pitch marathon, pitch qui se fait en langue anglaise et ça ce n'est pas naturel pour certaines des jeunes pousses. L'accompagnement que nous offrons est personnalisé, il doit amener la start-up parfois à changer d'état d'esprit, en tout cas lui permettre de passer à un degré supérieur.

La première promotion est sortie de l'accélérateur. Quel est le bilan ?

Le Batch#1 a réalisé au total 10 M€ de levée de fonds. Le tour de table réalisé par Vulog, spécialiste du carsharing, pour 8 M€ y est pour beaucoup. Investwall, plateforme collaborative destinée à la finance, développe des fonctionnalités pour enrichir les outils de nos conseillers financiers. MyCoachFoot, application destinée aux entraîneurs de football, est déjà passée à l'internationalisation. Elle poursuit son développement avec un partenariat mis en place avec les équipes Allianz en charge de promouvoir l'assurance dans le secteur du sport.

Des liens se créent déjà entre les deux promotions. Ainsi MyCoachFoot s'est rapproché de Wicross, plateforme qui fait le lien entre les objets connectés et les marques. Et Wicross, originaire de Versailles, mise également sur un partenariat avec une société niçoise.

Anticipez-vous déjà la troisième promotion ?

Le repérage des start-ups innovantes est constant, c'est un travail de fond, continu. Certaines des candidates non retenues pour la promotion en cours pour des raisons de critères évoqués plus haut seront sans doute prêtes pour la prochaine session.

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