Les belles promesses de croissance de Median Technologies

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(Crédits : DR)
Spécialisée en imagerie médicale et en solutions innovantes, la PME basée à Sophia-Antipolis entre dans une nouvelle phase de son développement. Le premier versement du prêt accordé par la BEI lui ouvre des perspectives de financement de ses projets, accélérées, alors que sa feuille de route comprend validation d'essais cliniques de grandes cohortes et poursuite de partenariats stratégiques dont celui qui le lie avec l'AP-HP. Où il est question de data ultra-qualifiée.

Il y a des années charnières dans la vie des entreprises et sans doute que Median Technologies vit l'une de celles-ci. Née en 2002, quand imagerie médicale innovante et intelligence artificielle étaient loin d'être des termes de la vie usuelle, la petite entreprise a consolidé sa technologie au fur et à mesure, engrangeant des succès et des partenariats qui lui ont permis de prendre du poids et de compter dans le domaine de la santé.

En innovation, on le sait bien, le temps est long et la patience, une vertu cardinale. Persuadé qu'il détient une technologie prometteuse, Fredrick Brag n'aura de cesse de diriger Median Technologies vers la réponse quantitative et qualitative en imagerie médicale, apportant une solution pointue, non invasive et qui surtout permet d'adresser des maladies difficiles en termes de diagnostic précoce, rendant la chose, grâce à ses algorithmes, possible.

Poursuivre la roadmap d'iBiopsy

L'annonce, en décembre dernier, de l'obtention d'un prêt d'un montant de 35 M€ de la part de la Banque européenne d'investissement (BEI) est venu consolider en quelque sorte l'intérêt de sa plateforme d'imagerie phénomique, appelée iBiopsy, et qui s'appuie sur le big data et l'IA.

Quatre mois plus tard, voici le premier versement activé - d'un montant de 15 M€ - ce qui va permettre à la PME de financer le plan de développement d'iBiopsy, pas seulement pour 2020 mais également pour les années à venir. Pour rappel, la plus-value qu'apporte la plateforme s'est d'être capable, à partir de biomarqueurs d'imagerie, d'identifier les signatures spécifiques de certaines maladies, et cela à un stade précoce.

Les prochains mois, il va donc être question de développement clinique, et pour le coup, l'apport de la BEI va servir à financer des essais cliniques, plutôt sur de grandes cohortes de patients. Il est notamment question d'évaluation de la fibrose hépatique, appelée NASH, "une maladie pour laquelle il n'existe pas de traitement", explique Fredrick Brag ou encore du CHC, pour ce qui concerne la détection, la caractérisation et le pronostic. "Notre roadmap prend en compte les validations que nous devons acter pour les mises sur le marché aux Etats-Unis, en Europe et en Asie", poursuit le PDG de Median Technologies.

Mais l'intérêt de iBiopsy est que la plateforme intéresse aussi les acteurs du domaine de la pharma afin de mieux cibler l'efficacité de...

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